(Saguenay) Deux bambins et leur père sont morts dans une explosion qui a soufflé une maison du quartier Arvida, à Saguenay, a confirmé la Sûreté du Québec (SQ). L’hypothèse du double meurtre et d’un suicide est étudiée.

Mis à jour le 11 janvier
La Presse Canadienne

Les policiers ont d’abord confirmé mardi que les personnes déclarées mortes à la suite de la déflagration de la veille étaient en fait un homme âgé de 39 ans et son fils de moins de trois ans.

Ils disaient alors avoir « de bons indices qu’il pourrait y avoir une autre victime », soit le fils cadet. La découverte de la dépouille du bambin de moins d’un an a été annoncée en fin d’après-midi.

En entrevue avec La Presse Canadienne, Hugues Beaulieu, un porte-parole de la SQ, a expliqué que les hypothèses sont encore « toutes sur la table ».

« Évidemment, le double meurtre simultané d’un suicide est examiné. Le geste accidentel également », a déclaré le sergent Beaulieu.

Durant la journée de mardi, une tente a été montée afin de créer une salle de pièces à conviction. La « priorité » était de « retrouver les possibles victimes à l’intérieur » et de permettre aux experts du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale d’analyser les « projections de la déflagration » afin de déterminer la nature de l’engin explosif, a expliqué le sergent Beaulieu.

Les policiers ont cependant exclu que l’explosion puisse avoir été causée par le bris d’un appareil domestique. « C’est écarté parce qu’avec l’ampleur de la déflagration c’était trop puissant pour ça », a dit le porte-parole.

L’homme travaillait dans le secteur minier. Et des policiers se sont rendus chez son employeur, ce qui se fait « dans le cadre normal de l’enquête », insiste-t-on.

La mine Niobec a confirmé dans un communiqué qu’un de ses employés est décédé dans l’explosion et dit qu’elle « coopère et continuera de coopérer pleinement avec les autorités compétentes dans le cadre de l’enquête sur l’incident ».

La mine refuse de répondre aux questions des journalistes en affirmant que c’est parce qu’une enquête policière est en cours.

Le service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la SQ est responsable de l’enquête en collaboration avec le Bureau du coroner.