La belle-mère de la fillette de Granby porte en appel le verdict de culpabilité prononcé à son endroit, ainsi que sa peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans.

Publié le 10 janvier
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Elle avait reçu sa peine le 17 décembre dernier, après avoir été reconnue coupable, lors d’un procès devant jury, de meurtre au deuxième degré et de séquestration à l’endroit de sa belle-fille de 7 ans, dont la mort, en avril 2019, avait ému tout le Québec.

Déclarée coupable le 9 décembre dernier, la femme de 38 ans avait 30 jours pour porter la décision en appel et elle s’est rendue à la limite du délai.

La belle-mère a admis avoir ajouté du ruban adhésif sur la fillette alors qu’elle était déjà enroulée de plusieurs couches de papier collant. Elle voulait alors empêcher l’enfant, enfermée dans sa chambre, de s’enfuir.

Elle avait plaidé qu’elle ne savait pas qu’attacher ainsi la petite fille risquait de la tuer.

Quant au père de la fillette, il a plaidé coupable à une accusation de séquestration, et a écopé de quatre ans de prison vendredi dernier.

La mort de l’enfant avait choqué la province, allant jusqu’à remettre en question l’ensemble du système de protection de la jeunesse. Le gouvernement Legault avait créé une commission pour analyser le régime de protection de l’enfance, présidée par Régine Laurent.

Une enquête du coroner, qui sera présidée par Me Géhane Kamel, doit également avoir lieu à une date qui reste à déterminer.