Un homme de 18 ans, Stenley Guercin, est mort après avoir été criblé de balles durant un party dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le secteur de Mont-Royal. Ses amis pleurent lors de la veille de Noël un jeune souriant, qui était toujours prêt à aider les autres.

Mis à jour le 24 déc. 2021
Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Le décès de Stenley Guercin a été constaté dans un centre hospitalier vendredi. Son identité a été confirmée à La Presse par des sources policières. « C’est le 36e homicide qu’on recense cette année », a indiqué à ce sujet l’agent Manuel Couture, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Vers 1 h 45, dans la nuit de jeudi à vendredi, les services d’urgence et les autorités policières ont reçu un appel pour leur signaler une personne blessée par balle dans une résidence située sur l’avenue Trenton, tout près du chemin Aberdare.

À leur arrivée, les policiers disent avoir localisé le jeune homme, qui était alors « inconscient et blessé au haut du corps par plus d’un projectile d’arme à feu ». Il a rapidement été transporté à l’hôpital. Jusqu’à vendredi en fin d’avant-midi, son état était jugé « critique » et il luttait toujours pour sa vie. Son décès a finalement été confirmé par un médecin.

« Il a toujours été là, m’a toujours soutenu, m’a aidé pour chaque petite chose dont j’avais besoin », a raconté à La Presse, Destiny Montgomery, une amie proche de Stenley.

Elle tenait à souligner qu’il n’était pas impliqué dans des activités criminelles. « De mauvaises personnes s’en prenaient à lui, et il se défendait, et ça a mal tourné », dit-elle. « Il n’était pas impliqué dans ces choses, il travaillait, il finissait l’école », a poursuivi Destiny.

Wed, une seconde amie de la victime qui ne souhaitait pas dévoiler son nom de famille, a renchéri sur ce point. « Il n’était pas dans des gangs de rues. Il était souvent mêlé dans des situations et des conflits avec certains, mais Stenley c’était un gars tellement calme, souriant respectueux, sans problème », a-t-elle écrit à La Presse.

« Jamais j’aurais pu penser perdre un ami de son genre, je l’adorais tellement. Ça me brise de voir autant de haine dans cette ville, des gens qui s’amusent à enlever la vie a des innocents », a-t-elle ajouté. La victime, qui résidait dans l’arrondissement d’Anjou à Montréal, était déménagée à Repentigny depuis peu.

« Au début, je n’ai pas cru que c’était vrai », a pour sa part dit un ami d’enfance de Stenley, âgé de 13 ans, qui ne peut être nommé. « Quand on m’a appelé, qu’on m’a dit tout ça, là j’ai commencé un choc. J’ai paniqué », a poursuivi l’adolescent.

Il conserve de bons souvenirs avec la victime. « On jouait toujours aux jeux vidéo ensemble », a-t-il évoqué.

Ramzi Kerouicha a employé Stenley à son restaurant pendant plusieurs mois cette année. « Au-delà d’un employé, il y a une relation amicale qui a été créée », a-t-il souligné. « C’était quelqu’un qui adorait rigoler avec tout le monde », s’est-il remémoré.

C’était juste impensable qu’une personne comme ça ait pu perdre la vie de cette façon-là.

Ramzi Kerouicha

Des messages de sympathies ont aussi fusé sur les réseaux sociaux en mémoire de Stenley, surnommé OB (pour « O’Black ») par ses amis.

« R. i. p mon Stanley merci d’être toujours là quand que j’avais besoin de toi tu me protèges au primaire merci pour tout Stanley dit toi que je vais toujours pleurer pour toi grand frère », a écrit un internaute sur Instagram. « Repose en paix mon ami tu restes dans mon cœur pour l’éternité », a publié une autre.

En plein party

Selon les premières informations, il semble qu’une fête avait lieu dans une résidence privée et que, « soudainement des suspects se trouvant sur les lieux auraient tiré la victime pour ensuite prendre la fuite avant l’arrivée des policiers », a raconté l’agente Caroline Chèvrefils, peu après les évènements.

La scène de crime a été protégée afin que les enquêteurs et les techniciens en identité judiciaire puissent tenter de faire la lumière sur les circonstances de cette tentative de meurtre.

En fin de journée vendredi, aucun suspect n’avait encore été arrêté par les forces de l’ordre. Les enquêteurs n’avaient pas d’hypothèse quant à la cause de la fusillade. « Il est encore trop tôt pour établir une hypothèse », a notamment soutenu Mme Chèvrefils.

Notons que l’unité canine a été dépêchée sur les lieux pour contribuer à la recherche d’indices supplémentaires qui pourraient être utiles à l’enquête.

Avec Daniel Renaud et Mayssa Ferah, La Presse, et La Presse Canadienne