Un adolescent de 17 ans accusé du meurtre de Jimmy Méthot en septembre dernier à Montréal ne sera pas détenu jusqu’à son procès. C’est ce que le juge Robert Hamel a déterminé devant de nombreux proches de la victime et de l’accusé mardi en Chambre de la jeunesse de Montréal.

Publié le 30 nov. 2021
Louis-Samuel Perron
Louis-Samuel Perron La Presse

Cet adolescent, que nous ne pouvons identifier en vertu de la Loi, fait face à de graves accusations : meurtre au premier degré et outrage à un cadavre. Jimmy Méthot a été retrouvé mort dans un garage de Lachine au début du mois de septembre. Une femme de 35 ans est également accusée dans cette affaire.

Une ordonnance de non-publication nous interdit de rapporter les faits présentés lors de l’enquête sur remise en liberté de l’adolescent, de même que les motifs de la décision du juge.

L’adolescent a été confié aux soins d’une personne « digne de confiance » en vertu de l’article 31 de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Cette disposition permet d’éviter de placer un mineur sous garde pendant les procédures judiciaires.

Cette décision a provoqué la furie d’un membre de l’audience mardi après-midi. L’homme s’est levé en blasphémant, puis est parti en claquant violemment la porte de la salle d’audience. Une femme pleurait également pendant la lecture du jugement.

Dans le box des accusés, le garçon est resté stoïque pendant l’audience.

MAlexandra Tremblay et MSimon Robin représentent le ministère public. Le dossier revient en janvier prochain.