Un drone s’est écrasé sur le toit de la prison de Bordeaux à Montréal mercredi dernier… et s’y trouve toujours, selon le président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN).

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

« Je trouve ça aberrant parce qu’on a beaucoup de problématiques avec les drones. On sent un laisser-aller des hautes instances concernant ce fléau », lance Mathieu Lavoie. Le président du syndicat juge risqué de laisser ainsi un drone sur le toit. « Il risque de tomber ou se remettre à voler. »

Selon lui, la direction dit ne pas avoir les outils pour récupérer l’objet.

Le drone se trouve effectivement sur la coupole de l’établissement depuis cinq jours, a admis le ministère de la Sécurité publique dans un courriel lundi. « En raison de la hauteur à laquelle il s’est échoué, la récupération du drone nécessite l’usage d’une nacelle. La récupération est prévue dans les prochains jours, alors que la Société québécoise des infrastructures disposera d’un tel équipement sur place pour la réalisation de travaux. »

La présence du drone à cet endroit ne représente aucune menace à la sécurité, assure le ministère.

Avec Daniel Renaud