La policière qui a essuyé des tirs dans le stationnement du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le 24 août dernier, n’était pas ciblée directement par le tireur, et a probablement été victime de balles perdues, selon les résultats préliminaires de l’enquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

Des analyses balistiques du corps de police ont permis d’apprendre que les coups de feu ont été tirés à partir d’un espace vert, localisé entre les rues Saint-Jacques et Pullman, au sud de l’hôpital.

« Or, en raison du relief, il est improbable que le tireur ait pu intentionnellement cibler les policiers qui étaient alors dans le stationnement », a affirmé le SPVM, par voie de communiqué.

L’hypothèse la plus plausible du fil des évènements retenue par le SPVM indique que des coups de feu ont été tirés dans la zone de l’espace vert, et que des balles perdues ont poursuivi leur trajectoire en direction nord. Des impacts de ces projectiles ont été retrouvés sur la façade du bâtiment du CUSM, près de l’endroit où se trouvaient les deux agents de la paix. Des « éclats par ricochets » expliqueraient la blessure de la policière.

Vers 1 h 30 le 24 août dernier, des coups de feu ont été entendus sur le site du CUSM. Une balle d’arme à feu a effleuré le bras d’une policière, au moment où elle marchait dans le stationnement avec un collègue. Les deux policiers se portent bien.

L’enquête a été prise en charge par la Section des crimes majeurs du SPVM.

Le service de police demande à toute personne qui possède des informations concernant cet évènement de communiquer à la ligne Info-Crime Montréal, au 514 393-1133, ou via un formulaire en ligne disponible au infocrimemontreal.ca.