Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) enquête sur une intervention policière survenue dans la communauté anicinape de Kitcisakik après qu’un homme a menacé de s’en prendre à sa sœur dans son domicile.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse
Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme de 33 ans aurait tenté de s’introduire chez sa sœur à Kitcisakik, localité située à une centaine de kilomètres de Val-d’Or, dans la réserve faunique de La Vérendrye. Il l’aurait ensuite menacée muni de deux haches.

Selon Regis Penosway, chef de bande de Kitcisakik, le frère et la sœur résident dans la communauté. Un conflit familial serait à l’origine du drame.

Ce sont des nouvelles difficiles à entendre. Dans la communauté, on se connaît tous, c’est une nouvelle qui affecte beaucoup de gens.

Regis Penosway, chef de bande de Kitcisakik

Les policiers auraient tenté de raisonner l’homme après leur arrivée sur place vers 3 h 30, indique le BEI par communiqué. Ils auraient ensuite utilisé du gaz poivre devant le manque de coopération de l’individu armé, précise-t-on. Après ces tentatives, les policiers ont tiré en direction du suspect. Le trentenaire a été touché par au moins deux projectiles.

Le blessé a été conduit à l’hôpital, où il se trouverait dans un état stable.

« On a mis en place des mesures de sécurité pour la famille, indique M. Penosway. Il va avoir de l’aide psychologique qui va être fournie pour la famille et [les membres] de la communauté. »

Sept enquêteurs du BEI sont arrivés vers 15 h dimanche afin de déterminer si ces informations sont exactes.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) agira comme corps de police de soutien dans cette enquête.