Deux jeunes hommes feront face à plusieurs chefs d’accusation, dont séquestration et voies de fait armées, en lien avec l’enlèvement d’un jeune de 17 ans survenu dans la soirée de mercredi à Laval.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Midwinrick-Rockley Badette et Mohamed Jbara ont en effet été formellement accusés jeudi d’avoir « séquestré, emprisonné ou saisi de force » la jeune victime, mais aussi d’avoir « occupé un véhicule automobile où ils savaient que se trouvait une arme à autorisation restreinte », lit-on dans un document judiciaire consulté par La Presse en après-midi.

On soupçonne également les deux accusés d’avoir conduit un véhicule « alors qu’ils étaient poursuivis par un agent de la paix » et d’avoir omis, sans excuse raisonnable, de s’immobiliser au moment des faits.

Des accusations de voies de fait armées, de possession « sans autorisation » d’une arme à feu et de possession d’une arme « dans un dessein dangereux pour la paix publique » ont également été déposés contre les deux jeunes hommes.

Pour l’heure, les accusés vont demeurer détenus, puisque leur enquête pour remise en liberté a été reportée à vendredi, a confirmé le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Dans l’intervalle, il leur est interdit de communiquer avec la victime pour quelque motif ou de quelque raison que ce soit.

Le troisième accusé dans cette affaire est un homme d’âge mineur. On ignore pour le moment les chefs d’accusation auquel il fera face. C’est le Tribunal de la jeunesse qui prendra son dossier en charge.

Mercredi soir, la victime, un jeune homme de 17 ans, se trouvait dans le stationnement d’un établissement commercial au coin de l’autoroute 440 et du boulevard du Curé-Labelle quand trois suspects se sont approchés de lui à bord d’un véhicule « et l’ont forcé à embarquer à l’intérieur de leur voiture ». C’est ce qu’avait rapporté en soirée la lieutenante aux affaires publiques du Service de police de Laval (SPL), Geneviève Major, en précisant que les suspects avaient ensuite pris l’autoroute 440, vers l’île de Montréal.

Rattrapé par des patrouilleurs, le véhicule suspect a refusé de s’immobiliser et une poursuite s’est alors amorcée sur le territoire du SPVM, pendant environ 5 minutes. Le conducteur du véhicule s’est finalement immobilisé près du marché Jean-Talon, à tout près de 20 km du lieu de l’enlèvement.

Les trois suspects ont alors tenté de prendre la fuite à pied, mais ont finalement été arrêtés. La victime, elle, a été localisée par les autorités à l’intérieur du véhicule. Elle n’avait pas subi de blessures.