Agressions sexuelles, proxénétisme, production de pornographie juvénile et même conclusion d’un « arrangement » pour agresser un enfant de 7 ans. Koceila Louali aurait fait au moins huit victimes ces dernières années. Malgré une kyrielle d’accusations, l’homme surnommé « Maître K » tente de recouvrer la liberté jusqu’à son procès.

Louis-Samuel Perron
Louis-Samuel Perron La Presse

L’homme de 48 ans fait face à pas moins de 24 chefs d’accusation dans trois dossiers différents pour des crimes commis entre 2012 et 2021 à l’endroit de huit victimes. Et d’autres accusations pourraient s’ajouter, puisque le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) croit qu’il « aurait pu faire d’autres victimes mineures et majeures » dans le Grand Montréal.

Koceila Louali, ancien employé de Radio-Canada, a eu son enquête sur remise en liberté la semaine dernière au palais de justice de Montréal devant le juge Dennis Galiatsatos. Plusieurs victimes ont d’ailleurs assisté à l’audience. La preuve présentée est toutefois frappée d’une ordonnance de la cour. L’accusé demeure détenu jusqu’à la suite de l’enquête le mois prochain.

Koceila Louali fait face à de multiples accusations de proxénétisme pour des évènements survenus entre 2015 et 2019 à Montréal. Connu sous le nom de « Maître K », il est également accusé d’avoir produit, distribué et possédé de la pornographie juvénile et d’avoir agressé sexuellement plusieurs femmes.

On l’accuse aussi d’avoir agressé un enfant de 7 ans à Laval en avril 2021 et d’avoir conclu un « arrangement » avec une femme dans le but de commettre des gestes sexuels sur cet enfant. La femme en question est d’ailleurs accusée au palais de justice de Laval.

La conjointe de M. Louali aussi accusée

Notons que la conjointe de l’accusé, Carole Desrochers, 59 ans, fait également face à des accusations de proxénétisme pour des évènements survenus entre 2015 et 2019, soit la même période alléguée que pour Koceila Louali. En liberté, Mme Desrochers a comparu le 2 juillet par l’entremise de son avocat et doit être de retour en cour le 30 septembre prochain.

Dans un communiqué envoyé jeudi matin, le SPVM indique que Koceila Louali est aux prises avec de graves problèmes de vision. Il a d’ailleurs reçu une bourse de l’UQAM en 2014 pour des étudiants en situation de handicap visuel.

Les enquêteurs de la Section de l’exploitation sexuelle du SPVM invitent toute victime de Koceila Louali à se rendre au poste de police ou à composer le 911.

Précisons que M. Louali a été recherchiste à Radio-Canada de 2002 à 2005. Il ne travaille toutefois plus pour le diffuseur public depuis 2006. « Son engagement contractuel n’a pas été renouvelé », a expliqué par courriel un porte-parole de la société d’État.