Un policier du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a été arrêté lundi soir en lien avec une allégation de voie de fait simple qui serait survenue dans un contexte conjugal. C’est le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui devra déterminer si des accusations seront portées.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Dans un bref communiqué diffusé mardi après-midi, le corps policier a en effet confirmé avoir « procédé hier soir à l’arrestation de l’un de ses policiers, à la suite d’une allégation de voie de fait simple ».

« Le policier n’était pas en service lors de l’incident. Il a été relevé de ses fonctions et sera affecté à des tâches administratives pour une durée indéterminée », a également précisé le SPVG, en ajoutant que « considérant la nature de la plainte et afin de protéger l’identité de la victime », le nom de l’agent ne sera pas dévoilé à ce stade-ci.

Selon le récit du SPVG, des agents ont été appelés lundi soir à intervenir après une « dispute entre ex-conjoints lors de laquelle l’individu aurait commis une voie de fait ».

Peu après son arrestation, l’homme, qui est dans la trentaine, a été arrêté avant d’être libéré sous promesse de comparaître. Il devra toutefois « respecter certaines conditions », ont indiqué les autorités, notamment de ne pas communiquer avec la victime, en aucun cas et sous aucun prétexte.

C’est la Division des normes professionnelles et des affaires internes (DNPAI) du SPVG qui mène l’enquête dans cette affaire, assistée du DPCP.

Un dossier devrait d’ailleurs être soumis à l’organisation gouvernementale, qui sera mandatée de déterminer si « une ou des accusations pourraient être portées » dans cette affaire, dont les circonstances exactes demeurent nébuleuses pour le moment. Le retour en cour de l’homme est prévu pour le 16 août prochain, sous réserve de la décision de porter des accusations.

Bien que le SPVG n’entende pas dévoiler son identité si une ou des accusations sont éventuellement autorisées par le DPCP – toujours dans le but de protéger la victime – il s’est engagé à rendre publique la décision du DPCP lorsque cela sera possible.

Avec La Presse Canadienne