Les enquêteurs des Crimes contre la personne de la Sûreté du Québec enquêtent sur la mort suspecte d’un détenu survenue jeudi matin à l’Établissement de détention Rivière-des-Prairies, dans le nord-est de Montréal.

Daniel Renaud
Daniel Renaud La Presse

Selon nos informations, la victime, André Lapierre, aurait été trouvée morte dans une cellule qu’elle partageait avec Ali Ngarukiye, accusé d’avoir tenté de tuer le policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Sanjay Vig, le 28 janvier dernier, à Montréal.

« La victime, un homme dans la cinquantaine a été découverte inanimée dans sa cellule par des agents correctionnels jeudi matin. Le décès a été constaté à l’Établissement Rivière-des-Prairies. Une autopsie judiciaire sera pratiquée. Pour le moment, l’affaire est considérée comme une mort suspecte puisque les causes et les circonstances du décès sont encore indéterminées », a décrit le lieutenant Benoit Richard de la Sûreté du Québec.

D’après nos renseignements, André Lapierre était sous la supervision des autorités fédérales pour une affaire de vol qualifié et attendait d’être transféré dans un pénitencier.

Le drame est survenu dans le secteur sécuritaire S-2 où, généralement, les détenus sont deux par cellule.

Selon nos informations, la macabre découverte aurait été faite par les agents correctionnels vers 6 h, alors que la victime et son codétenu auraient été seuls dans la cellule.

Le corps de la victime afficherait des marques de violence et la présence de sang aurait été constatée.

Le lieutenant Richard a indiqué à La Presse que les enquêteurs des Crimes contre la personne rencontreront tous les témoins potentiels pour élucider cette affaire.

Selon nos informations, le codétenu de la victime, Ali Ngarukiye, qui est en attente de procès dans l’affaire de l’attaque contre le policier Vig, a été placé en isolement et ferait l’objet de mesures de déplacement sécuritaires.

Outre un chef de tentative de meurtre, Ngarukiye est accusé de voies de fait graves, d’avoir désarmé un agent de la paix, d’avoir fait feu avec une arme prohibée et de vol de voiture.

C’est dans les heures qui ont suivi l’attaque contre le policier Vig le 28 janvier que les policiers avaient arrêté, par erreur, Mamadi III Fara Camara. Celui-ci a été libéré six jours plus tard et a eu droit à des excuses du SPVM.

Mamadi III Fara Camara venait d’être intercepté par le policier pour une infraction au code de la sécurité routière dans le nord de la métropole lorsque le patrouilleur a été attaqué.

Pour joindre Daniel Renaud, composez-le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.