Alors que son procès d’une durée de cinq jours s’ouvrait lundi matin au palais de justice de Montréal, le DHing-Sang Hum a appris que l’accusation au criminel d’avoir agressé sexuellement une femme avait été retirée.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

La Couronne a décidé de mettre fin au processus judiciaire contre le gynécologue, notamment à cause de « nouveaux éléments » au dossier ainsi que de la « décision d’une autre instance », a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales, MBruno Ménard.

La plainte avait été déposée par une femme qui alléguait que le DHum, qui pratique notamment à l’Hôpital général juif, lui avait caressé le clitoris pendant une biopsie douloureuse, en août 2018, prétendument pour la soulager.

Hing-Sang Hum a fait l’objet d’accusations disciplinaires pour les mêmes faits. La plaignante a expliqué au conseil de discipline avoir subi une biopsie de l’utérus extrêmement douloureuse. La nuit suivante, elle a rapporté avoir eu un flashback qui lui a rappelé que le DHum lui aurait caressé le clitoris pendant l’intervention en lui disant : « Vous vous sentez mieux, maintenant ? » Elle a aussitôt noté les détails de ses allégations dans un message texte envoyé à des proches.

En décembre dernier, le conseil de discipline du Collège des médecins a acquitté le DHum.

« Le Conseil considère la patiente et l’intimé crédibles, bien qu’ils offrent des versions différentes », indique sa décision datée du 5 décembre. Les trois membres du conseil de discipline estiment que dans la mesure où aucune des versions n’était plus crédible que l’autre, le médecin doit être acquitté. « La plaignante ne s’est pas déchargée de son fardeau de preuve et n’a pas présenté une preuve claire et convaincante que l’intimé a posé un geste abusif à caractère sexuel. »

– Avec Louis-Samuel Perron