Un Montréalais de 61 ans a récemment reconnu avoir agressé sexuellement sa fille, sa belle-sœur et quatre autres fillettes dans les années 1980, 1990 et 2000. Le pédophile s’en est pris pendant des années à ces enfants de 5 à 11 ans dès qu’il en avait l’occasion. Il risque maintenant une sévère peine de détention.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Le pédophile de Montréal-Nord a plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation de contacts sexuels sur un mineur et d’agression sexuelle, il y a quelques semaines, au palais de justice de Montréal. Pas moins de six fillettes sont tombées dans ses griffes au cours des 30 dernières années. Nous ne pouvons toutefois le nommer afin de protéger l’identité des victimes.

L’agresseur avait environ 24 ans, en 1983, lorsqu’il s’en est pris à sa première victime, la petite sœur de sa conjointe. Alors que sa belle-sœur avait seulement 5 ans, le pédophile lui a montré « ce que font les grandes personnes » en lui faisant des attouchements, puis en l’incitant à le toucher. Il s’en est pris à elle à au moins une autre occasion.

Une décennie plus tard, le pédophile a agressé sexuellement à « quelques reprises » l’une de ses propres filles, alors âgée de 8-9 ans. À une occasion, vers 10-12 ans, la belle-sœur de l’accusé — sa première victime — a pris l’agresseur en plein délit et l’a mis en garde.

Cela n’a pas empêché le prédateur de faire quatre autres victimes dans les années suivantes. Il a notamment agressé une amie de sa fille qui se faisait garder régulièrement chez lui. L’accusé a touché les parties intimes de la fillette à de nombreuses reprises.

Le Montréalais agressait une autre victime « dès qu’il en avait la chance », a indiqué la procureure de la Couronne, MLouise Blais, en résumant les faits à la cour. La fillette se faisait également garder au domicile de l’accusé dans les années 2000. Les autres victimes étaient la fille d’une amie de sa conjointe et une amie de sa fille.

C’est d’ailleurs la fille de l’accusé qui a dénoncé son père aux policiers. Sa tante l’a ensuite imitée, lançant ainsi une vague de dénonciations. L’agresseur a finalement tout avoué aux enquêteurs. « Il a reconnu ses torts et a des remords », a indiqué son avocat, MAndrew Nader. Ce dernier a expliqué que son client avait deux antécédents en matière d’agression sexuelle remontant aux années 1980.

Même s’il a reconnu sa culpabilité, le Montréalais continue de jouir de sa liberté. Le juge Jean-Jacques Gagné lui a cependant ajouté de nouvelles conditions de remise en liberté, dont une interdiction de communiquer avec un mineur de moins de 16 ans, sauf sous la supervision d’un adulte. Le dossier revient le 30 mars prochain afin de déterminer la peine.

L’agresseur risque une peine d’emprisonnement importante dans la foulée de l’arrêt Friesen. L’an dernier, la Cour suprême a en effet durci de façon conséquente les peines en matière de crimes sexuels envers les enfants.