L’ancien entrepreneur en construction Tony Accurso et quatre entreprises auxquelles il était associé ont plaidé coupable à des accusations de fraude fiscale et ont écopé d’amendes totalisant 4,2 millions de dollars vendredi matin, dans la foulée d’une enquête de Revenu Québec en collaboration avec l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

À lui seul, M. Accurso devra payer près de 2 millions en amende. Les plaidoyers ont été enregistrés vendredi matin au palais de justice de Laval et la sentence, négociée avec la poursuite, a été rendue sur-le-champ.

« Tous les citoyens sont égaux devant la loi et la condamnation d’aujourd’hui le rappelle », a déclaré Martin Croteau, porte-parole de Revenu Québec.

L’enquête comprenait trois volets.

D’abord, neuf compagnies coquilles auraient produit une grande quantité de fausses factures pendant des années, notamment pour des services fictifs de transport. Ces fausses dépenses ont permis de demander de faux remboursements de taxes pour les entreprises liées à M. Accurso.

Par ailleurs, l’entreprise Louisbourg, qui faisait partie de l’empire Accurso, aurait acquitté d’importantes dépenses personnelles pour financer le train de vie luxueux de M. Accurso, en comptabilisant celles-ci comme des dépenses liées à la conduite de ses affaires.

Un troisième volet concernait l’omission par Tony Accurso de déclarer au fisc des revenus personnels de plus de 7 millions.