(Québec) Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a indiqué mardi que l’homme qui avait été gravement blessé lundi lors de son arrestation par des policiers de Québec est toujours hospitalisé, mais maintenant considéré comme « hors de danger ».

La Presse Canadienne

L’homme de 50 ans était recherché parce qu’il aurait proféré des menaces de mort contre une « personnalité politique ». Selon Le Soleil, il s’agirait de menaces en ligne contre la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, mais son cabinet a refusé de commenter l’affaire. On renvoie toutes les questions au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Selon le BEI, des policiers du SPVQ auraient repéré le suspect vers 13 h 30 lundi. L’homme, qui aurait été en possession d’un couteau, n’aurait pas voulu obtempérer aux demandes des policiers, qui auraient alors utilisé leur arme à impulsion électrique. D’autres policiers seraient intervenus pour prêter main-forte à leurs collègues afin de maîtriser l’homme et « en le relevant, les policiers auraient vu que le couteau du civil était planté dans son abdomen », indique le BEI.

Le Bureau précise qu’il doit protéger les renseignements personnels des citoyens impliqués dans les évènements sur lesquels il fait enquête et qu’aucune autre information sur son état ne sera communiquée, si ce n’est pour indiquer qu’il est « hors de danger ».

L’arrestation aurait eu lieu près de la bibliothèque Étienne-Parent, rue Clemenceau, à Beauport. Selon les informations obtenues par Le Soleil, le suspect utilisait le réseau internet de cette bibliothèque.

Les corps policiers au Québec ont observé une recrudescence des menaces en ligne contre des politiciens depuis le début de la pandémie de COVID-19. Sylvain Proulx, âgé de 65 ans, du Lac-Saint-Jean, a été accusé en septembre d’avoir proféré en ligne des menaces contre le premier ministre François Legault. Le directeur de la santé publique, Horacio Arruda, a aussi fait l’objet de menaces en ligne et au moins un homme a été formellement accusé.

En septembre, le directeur des communications à la Sûreté du Québec, Guy Lapointe, rappelait que ces menaces en ligne sont prises au sérieux par la police, « peu importe l’intention » de l’auteur. « Même si vous êtes derrière un profil sur les médias sociaux, il y aura des conséquences. Ne partez pas en échappée avec votre clavier. »