Un conflit entre deux groupes armés aurait « dégénéré » vendredi soir dans le quartier Saint-Henri. Des coups de feu ont été échangés et une femme a même reçu un projectile dans son pare-brise. Une enquête a été ouverte pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de l’incident.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rapporte avoir reçu un appel au 911 en début de soirée, vers 19 h 55. À leur arrivée, les agents ont localisé une femme âgée de 40 ans, qui était à l’extérieur de sa voiture stationnée, à l’angle des rues Sainte-Émilie et Sainte-Marguerite.

« Cette femme a expliqué aux policiers qu’elle avait reçu un projectile d’arme à feu dans son pare-brise. […] C’est une victime collatérale. Elle a subi un choc nerveux et a eu des blessures très mineures au niveau du visage, suite aux éclats de vitre », a indiqué la porte-parole du corps policier, Caroline Chèvrefils.

Selon les informations de la police de Montréal, un conflit entre « deux groupes armés » aurait « dégénéré » à l’intersection. L’un des groupes était à bord d’un véhicule stationné, et l’autre était à pied.

Pour une raison encore « inconnue », les deux groupes se sont alors échangés des coups de feu. Puis, pendant que l’un a pris la fuite en direction ouest, sur Sainte-Émilie, l’autre s’est sauvé en direction nord, sur Sainte-Marguerite, avant l’arrivée des policiers. On ignore encore combien de personnes ont été impliquées dans cet incident.

La femme sur les lieux a été rencontrée par les ambulanciers, mais n’a finalement pas été transportée dans un centre hospitalier. Elle sera rencontrée dans le cadre de l’investigation en cours, prochainement.

Des enquêteurs ainsi qu’un technicien en identité judiciaire étaient sur les lieux, vendredi soir, afin de tenter de comprendre les origines de cet événement. L’unité canine a aussi été déployée sur place pour identifier des indices supplémentaires.