Des militants d’extrême gauche ont revendiqué l’incendie de plusieurs véhicules du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), en fin de semaine dernière, dans l’est du Plateau Mont-Royal.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

L’attaque s’est produite près du poste de quartier 44, à l’intersection du boulevard Saint-Joseph et de la rue d’Iberville, pendant la nuit de samedi à dimanche. L’incendie a endommagé 10 véhicules. Sept d’entre eux sont des pertes totales.

Selon le SPVM, trois suspects auraient commis le méfait. Une caméra de surveillance les a captés en train de s’approcher des véhicules de patrouille avec des objets incendiaires. Aucune trace d’entrée par effraction n’a été constatée.

« Des anarchistes »

Mercredi matin, un communiqué revendiquant l’attaque a été mis en ligne sur une plateforme web utilisée par les militants d’extrême gauche montréalais pour se vanter de leurs actions.

Le texte, simplement signé « des anarchistes », affirme que l’attaque a été organisée en signe de solidarité avec les Afroaméricains qui manifestent depuis deux mois aux États-Unis. Ses auteurs disent avoir agi « pour un monde sans la police et sans l’ordre suprémaciste blanc qu’ils défendent ». Rien ne permet à La Presse de vérifier que le communiqué a bien été rédigé par les auteurs de l’attaque.

Le SPVM n’a pas souhaité réagir à la publication du texte.

D’autres voitures incendiées

L’attaque du stationnement situé près du poste 44 est loin d’être le premier incendie de voitures revendiqué par l’extrême gauche montréalaise. L’an dernier, la voiture d’un architecte a été incendiée, dans l’ouest de Montréal, parce que son bureau participait à la construction d’un nouveau centre de détention pour migrants à Laval. En 2017, des militants contre l’embourgeoisement s’en sont pris à deux automobiles de luxe garées dans Saint-Henri.

En 2018, des cocktails Molotov ont été retrouvés sous des véhicules de patrouille dans Hochelaga-Maisonneuve. Aucun dommage n’avait été causé aux véhicules.

L’attaque de la nuit de samedi à dimanche a été revendiquée sur le site Montréal Contre-Information, une plateforme anonyme derrière laquelle des militants anarchistes se cachent. La police a déjà tenté de comprendre qui était derrière cette plateforme, mais sans succès.