L’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest se résigne à purger sa peine d’environ 10 ans de pénitencier pour une série de crimes sexuels commis dans les années 90 sur de jeunes skieuses. L’homme de 54 ans renonce à faire appel de sa condamnation et de sa peine en Cour suprême, a confirmé son avocat à La Presse.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

La Cour d’appel du Québec a rejeté la demande de Bertrand Charest d’obtenir un nouveau procès en août dernier. Les juges du plus haut tribunal de la province ont alors confirmé la culpabilité de l’ancien entraîneur pour les infractions les plus graves d’agressions sexuelles. Mais comme les juges ont acquitté Bertrand Charest d’une vingtaine de chefs d’accusation, ils ont fait passer sa peine de 12 ans à 10 ans et trois mois.  

Bertrand Charest était l’entraîneur de ski des victimes, âgées de 12 à 18 ans pendant la période des crimes, entre 1992 et 1998. Il avait alors entre 26 et 32 ans. Le coach a eu des relations sexuelles avec certaines de ses protégées, alors qu’il se trouvait en position d’autorité. Une victime mineure a même été amenée à se faire avorter par Bertrand Charest.

« L’accusé a agi comme un véritable prédateur tissant sa toile soigneusement pour y attirer des jeunes femmes, des adolescentes, et exercer sur elles un ascendant total. Sa recherche du plaisir sexuel n’avait aucune limite, alors qu’il était en position d’autorité sur ces jeunes espoirs canadiens du ski de compétition », avait dit le juge Lépine en 2017.

Comme le délai d’appel de 60 jours n’est pas encore atteint, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pourrait toujours porter la décision devant la Cour suprême. « Le DPCP ne fera pas de déclaration publique pour le moment », a indiqué le porte-parole Me Jean-Pascal Boucher.