Franklin Junior Frontal, le propriétaire du pitbull qui a tué Christiane Vadnais, en juin 2016, a été condamné hier à effectuer 50 heures de travaux communautaires pour avoir omis de participer à une thérapie de gestion de la colère, a appris La Presse.

TRISTAN PÉLOQUIN LA PRESSE

Arrêté en janvier dernier en lien avec un évènement présumé de rage au volant à Montréal, M. Frontal est présentement accusé d'avoir proféré des menaces et de posséder des armes prohibées dans ce dossier. Les policiers affirment avoir trouvé chez lui un pistolet électrique de type Taser et un coup-de-poing américain peu après cet incident. 

L'homme de 30 ans, qui demeure en liberté pendant son procès, traîne un dossier criminel chargé pour des histoires mineures de violence et de stupéfiants. 

« Va falloir que ça s'arrête un moment. Vous êtes encore jeune ! », lui a lancé hier le juge David-Emmanuel Simon, lors d'une courte comparution au terme de laquelle il a condamné l'accusé à deux ans de probation et 50 heures de travaux communautaires pour avoir omis de se conformer à un ordre de la cour. 

En mars 2016, quelques mois avant que son chien Lucifer n'attaque mortellement Christiane Vadnais à Pointe-aux-Trembles, M. Frontal avait écopé d'une probation de trois ans dans une affaire de voies de fait. 

Le tribunal lui avait alors interdit de posséder des armes et l'avait forcé à suivre une thérapie de gestion de la colère. Un rendez-vous avait été pris à cet effet avec le Centre Dollard-Cormier, mais l'accusé a omis de s'y rendre. « Ce n'était pas une bonne période pour mon client », a simplement indiqué au juge son avocate, MAudrey Amzallag. 

Travaux communautaires

Considérant « les nombreux antécédents de monsieur » et « considérant que monsieur va intégrer une thérapie à courte échéance », le juge Simon a accepté hier la suggestion commune de la défense et de la Couronne de lui imposer les 50 heures de travaux communautaires pour cette offense. 

Le procès sur les chefs d'accusation de menaces, de possession d'armes prohibées et de contravention d'une ordonnance a été reporté au 22 mai. 

En novembre 2016, après une enquête policière, la Direction des poursuites criminelles et pénales avait annoncé qu'elle ne porterait aucune accusation contre M. Frontal à la suite de la mort de Christiane Vadnais. 

Sa soeur Lise, qui vient de publier un livre relatant l'histoire tragique de cette attaque, avait indiqué qu'une poursuite civile serait intentée contre M. Frontal, mais aucun recours n'a été déposé jusqu'à maintenant selon le plumitif.