Après une longue enquête menée par le SPVM, la Direction des poursuites criminelles et pénales a décidé de ne pas porter d'accusation contre la grand-mère des enfants qui ont été mordus par un chien de type pitbull à Montréal-Nord l'été dernier.

Mis à jour le 2 avr. 2019
TRISTAN PÉLOQUIN LA PRESSE

«La procureure qui a procédé à l'analyse du dossier a informé les proches des personnes blessées qu'elle n'était pas en mesure de démontrer la commission d'une infraction criminelle», a expliqué par courriel le porte-parole du DPCP, Me Jean Pascal Boucher.

L'incident s'était produit en août dernier, lorsque Frances Richardson, alors qu'elle gardait plusieurs de ses petits-enfants, a hébergé le chien temporairement pour dépanner une connaissance. L'animal, qui avait déjà mordu par le passé, avait réussi à se débarrasser de sa muselière et attaqué violemment une des enfants. Puis, alors que la grand-mère était partie d'urgence à l'hôpital, le molosse avait attaqué une deuxième fois, mutilant gravement le bras d'un des enfants.

Le chien, un mélange de bulldog, de terrier et de boxer, avait été envoyé à la SPCA, où il devait être euthanasié. Il a cependant obtenu un sursis inattendu quelques jours après l'incident: le SPVM a obtenu une ordonnance judiciaire pour qu'il soit maintenu en vie jusqu'à ce que le DPCP décide si des accusations de négligence criminelle seraient posées contre la grand-mère.

Le cabinet de l'avocate Anne-France Goldwater s'adressera ce jeudi à la Cour supérieure pour tenter de sauvegarder l'animal. Le cabinet croit pouvoir le réhabiliter en l'envoyant dans un refuge situé aux États-Unis. D'ici là, le chien demeure entre les mains de la SPCA, qui assure ses soins depuis l'attaque.

Dans un autre dossier, Frances Richardson avait plaidé coupable à des accusations de trafic d'ecstasy en mai dernier. Bien qu'elle ait vendu la drogue en présence d'une de ses petites-filles, elle s'en est tirée avec des travaux communautaires.