Quand elle a connu Jonathan Klor, chef du gang des Diplomats, Stéphanie Chicoine a été entraînée dans une spirale, ont fait valoir les avocats des deux parties, mardi, avant que la femme de 24 ans ne prenne le chemin de la prison.

Mis à jour le 24 oct. 2012
Christiane Desjardins LA PRESSE

Avant de recevoir sa peine, Mme Chicoine a d'abord dû expliquer au juge Marc David pourquoi elle ne s'était pas présentée, à la fin du mois de septembre, pour recevoir sa peine en même temps que ses coaccusés. Il y a eu «des complications», a-t-elle fait valoir. Elle avait subi une augmentation mammaire une semaine avant la comparution qui, elle le savait, allait l'envoyer en prison. Cette absence, pour une telle raison et à un tel moment, avait grandement indisposé la Couronne, mais le juge avait fini par accepter la remise.

Mardi, Mme Chicoine a été condamnée à deux ans moins un jour de détention pour son implication dans le gang des Diplomats. Ceux-ci ont commis une série de crimes d'une rare violence à l'été 2009, dans le cadre d'un conflit avec un autre gang.

En juillet 2009, elle avait eu une relation sexuelle avec Dominique Joseph, membre d'un gang adverse, pour l'attirer dans un guet-apens et le livrer à Klor et ses acolytes. Joseph a été atteint de projectiles d'arme à feu à l'abdomen, mais il a survécu. Klor et ses complices, dont Mme Chicoine, ont été arrêtés en août 2009. La jeune femme avait de la drogue dans son sac à main, notamment de l'héroïne et de la cocaïne.

Il y a quelques mois, comme les autres accusés, elle a plaidé coupable à des accusations de complot pour séquestration et de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic. À sa sortie de prison, il sera interdit à Mme Chicoine de prendre contact avec les autres membres du gang, hormis Jonathan Klor, son conjoint. Mais elle devra aller le visiter en prison, car il a été condamné à 14 ans de détention, le 28 septembre dernier, pour trois tentatives de meurtre et pour avoir déchargé une AK-47, à l'été 2009. D'autres membres ont écopé de peines moindres.