Il y a quinze ans, le pire accident de la route de l'histoire canadienne se produisait aux Éboulements, dans Charlevoix.

Publié le 13 oct. 2012
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Le 13 octobre 1997, un autocar transportant 47 personnes âgées s'écrasait en contrebas de la grande côte qui sépare le village des Éboulements de Saint-Joseph-de-la-Rive. Quarante-quatre personnes avaient trouvé la mort.

Pierre Tremblay était maire de Saint-Joseph-de-la-Rive à l'époque. Il fut l'un des premiers à arriver sur les lieux du drame.

«On m'a appelé, on m'a dit qu'il y avait un gros accident qui était arrivé», s'est-il rappelé, en entrevue téléphonique. «Dans les petites localités, quand on est maire, on fait tout.»

M. Tremblay a tenté de secourir les victimes pendant plusieurs minutes avant que les services d'urgence arrivent sur place.

L'ancien maire, devenu hôtelier, a affirmé que beaucoup de touristes québécois lui posent des questions sur la tragédie lorsqu'ils sont de passage dans la région.

«Ils se rappellent de l'événement», a-t-il indiqué, ajoutant que les gens de la région en parlaient beaucoup moins.

À l'époque, l'enquête du coroner pointait du doigt d'importants ennuis mécaniques de l'autocar pour expliquer l'accident, ainsi que des problèmes dans la conception de la grande côte. Le gouvernement de Lucien Bouchard a ensuite ordonné une modification en profondeur de la route.