Un Égyptien, que les autorités canadiennes considèrent comme une menace à la sécurité nationale et souhaitent déporter, essaie de faire arrêter les procédures contre lui après que le gouvernement a mis la main sur des documents confidentiels appartenant à son avocat.

Colin Perkel LA PRESSE CANADIENNE

Selon des dossiers de cour obtenus par La Presse Canadienne, le ministère de la Justice a pris des documents appartenant à un avocat de Mohamed Zeki Mahjoub dans une salle de l'édifice de la Cour fédérale, à Toronto.

Les documents en question concernent la stratégie de ses avocats. Ils contiennent des notes manuscrites, dont certaines écrites par l'accusé à l'intention de ses avocats, ainsi que la préparation pour le contre-interrogatoire des témoins.

La liste des témoins devant être contre-interrogés inclut l'ancien ministre de la Sécurité publique du Canada, Stockwell Day.

Devant ce qu'ils ont qualifié de bris «monumental» de confidentialité, les avocats de M. Mahjoub affirment que leur capacité à bien défendre leur client est gravement compromise et que cette histoire jette le discrédit sur l'administration de la justice.

Ils demandent la libération de leur client sans condition.

Marié et père de trois enfants, M. Mahjoub a obtenu le statut de réfugié en 1996. Il a été arrêté à Toronto en 2000 et il est détenu en vertu d'un certificat de sécurité.

Le gouvernement l'accuse d'avoir entretenu des liens avec des organisations terroristes islamistes égyptiennes, ce qu'il nie.