Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont entrepris mercredi des fouilles dans la rivière des Mille Îles dans l'espoir d'élucider la disparition de Julie Suprenant, survenue il y a 12 ans. Les recherches, qui n'ont pas encore été concluantes, se poursuivront jeudi.

Daphné Cameron LA PRESSE

Le module des enquêtes non résolues de la Sûreté du Québec aurait reçu en janvier des renseignements «crédibles» à propos de cette mystérieuse disparition.

Selon le père de Julie, Michel Surprenant, les recherches ont un lien avec la confession qu'un ancien voisin a faite sur son lit de mort. En janvier dernier, une infirmière a affirmé à l'émission Le vrai négociateur que, en 2006, Richard Bouillon lui avait révélé qu'il était l'assassin de Julie Surprenant. Il lui aurait dit qu'il avait mis ses restes dans un sac de sport, qu'il aurait jeté dans la rivière des Mille Îles, près d'une église, à la hauteur du pont de l'autoroute 25.

C'est à cet endroit précis que la Sûreté du Québec a concentré ses efforts, mercredi, dans l'espoir de découvrir des «objets» ou des «éléments» susceptibles de faire déboucher l'enquête. On n'a pas voulu confirmer que l'on cherche les restes de Julie Surprenant. En plus des plongeurs, des policiers munis de détecteurs de métal ont aussi inspecté les berges de la rivière.

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Les enquêteurs s'étaient rendus à cet endroit au mois de janvier dernier, mais la neige et la glace avaient rendu les fouilles impossibles. À l'automne, le débit et le niveau de l'eau sont moins élevés, ce qui facilite le travail.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

La Sûreté du Québec (SQ) a entrepris, mercredi matin, des fouilles dans un secteur de la rivière des Mille-Îles, à Terrebonne, dans l'espoir de trouver les restes de Julie Surprenant, disparue il y a 12 ans.

Julie Surprenant a disparu en novembre 1999 à l'âge de 16 ans. Elle aurait été aperçue pour la dernière fois près de chez elle, à Terrebonne, alors qu'elle descendait de l'autobus.

Le nom de Richard Bouillon, reconnu coupable de divers crimes sexuels, a souvent fait surface dans le dossier Surprenant. Il vivait dans le même immeuble que l'adolescente.

À la lumière des révélations du mois de janvier, le Bureau du coroner a d'ailleurs ordonné, en juillet, une enquête publique sur les circonstances de sa mort. Aucune date n'a été fixée, mais elle devrait avoir lieu dans les prochains mois. Le Bureau du coroner a cependant précisé mercredi que, si l'on découvre des éléments de preuve, le processus risque d'être retardé ou suspendu.

Michel Surprenant affirme que ces révélations «sont les plus plausibles» qu'il ait entendues depuis 12 ans. C'est avec beaucoup d'émotion qu'il a assisté aux recherches, mercredi. Il a confié qu'il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit.

«Je ne voudrais pas être ailleurs en ce moment», a-t-il déclaré. Il espère que les policiers trouveront des indices aujourd'hui, mais il reste réaliste puisque l'affaire est survenue il y a longtemps.

«Je pense que Julie mérite de reposer en paix et pas dans le lit d'une rivière», a-t-il déclaré.

Les citoyens qui croient savoir quelque chose dans cette affaire peuvent communiquer avec la SQ en toute confidentialité au 1-800-659-4264.

Carte: Google Maps