(Los Angeles) Un wapiti qui vivait depuis deux ans avec un lourd pneu coincé autour du cou a enfin été libéré de son fardeau par des gardes-forestiers, ont annoncé lundi les autorités environnementales du Colorado.

Agence France-Presse

L’impressionnant mâle âgé de quatre ans et demi, au poids estimé à environ 300 kg, a été repéré samedi soir au sud-ouest de Denver, ville de l’ouest des États-Unis.

Après l’avoir endormi, les agents n’ont eu d’autre choix que de couper ses longs bois, qui se renouvellent chaque année, afin d’extraire le pneu.

« Nous aurions préféré couper le pneu et laisser ses bois », particulièrement utiles pendant la phase de rut, « mais la situation évoluait rapidement et nous devions simplement enlever le pneu par tous les moyens possibles », a déclaré dans un communiqué Scott Murdoch, un des agents ayant participé à l’opération.

Les gardes-forestiers ne pouvaient pas « couper l’acier dans le talon du pneu », rendant la manœuvre très délicate, a-t-il ajouté.

Entre le pneu, les plus de 4 kg de débris divers qui s’y étaient accumulés et les bois, les agents ont estimé que le wapiti avait perdu près de 16 kg ce soir-là.

« Ses poils étaient un peu ébouriffés », et il avait « une petite plaie », mais son cou était, de façon étonnante, en bon état, a assuré Scott Murdoch.  

Cette intervention a mis fin à une saga qui durait depuis deux ans. Le wapiti et son pneu avaient été aperçus pour la première fois en juillet 2019. Au fil des années, l’animal avait été vu à plusieurs reprises, toujours lesté de son chargement.

Entre mai et juin 2021, les gardes-forestiers avaient tenté de l’approcher à quatre reprises, sans succès.

La zone étant sauvage, le mâle était « difficile à trouver, et encore plus difficile à approcher ».

Le wapiti avait sans doute coincé le pneu autour de son cou « quand il était très jeune » ou « durant l’hiver, quand il perd ses bois », selon Scott Murdoch.

Cette mésaventure à la fin heureuse « souligne la nécessité pour les résidents de vivre de manière responsable en tenant compte de la faune sauvage », a rappelé le département des parcs et de la faune du Colorado.

Il est recommandé aux habitants de veiller à ce que leur propriété « soit exempte d’obstacles dans lesquels les animaux peuvent s’empêtrer ou se blesser » comme des « filets de volley-ball et, oui, des pneus ».