Plus de 10 000 personnes ont obtenu de la municipalité de Glasgow qu'elle suspende son projet d'enlever le cône routier en plastique orange et blanc qui coiffe depuis 30 ans une statue équestre du Duc de Wellington.

Publié le 13 nov. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Les édiles ont joué l'apaisement face au tollé, une pétition intitulée «Sauvez le cône de Wellington» ayant recueilli 10 613 signatures en quelques heures.

Le texte faisait valoir que le couvre-chef fluorescent apparu un soir de beuverie s'était imposé au fil des ans comme un signe distinctif de la cité écossaise, et une marque de son humour particulier.

La municipalité envisageait de surélever à grands frais le socle, en vue de dissuader les «vandales» qui - au fil des ans - se sont relayés pour escalader le monument afin de recoiffer le vainqueur de la bataille de Waterloo, chaque fois que le vent ou un employé municipal le laissaient tête nue.

Selon elle, la plaisanterie conférait «une image déprimante» à la ville par ailleurs frappée de plein fouet par le chômage et la désindustrialisation.

Après le premier repli stratégique du début de semaine, le directeur du City Council, Brian Devlin, a indiqué à la BBC sa détermination à «tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité du public», sans fournir de détails.

La localisation de la statue de bronze érigée en 1844 a longtemps fait penser que la coiffe anachronique relevait d'une démarche artistique: elle trône devant le musée d'art moderne de Glasgow.