La Cour de cassation italienne a estimé que le jeans bleu «n'était pas l'équivalent d'une ceinture de chasteté» pour confirmer la condamnation à un an de prison d'un homme de 37 ans qui s'était rendu coupable d'attouchements sur la fille mineure de sa compagne.

Mis à jour le 23 juill. 2008
Agence France-Presse

Selon la presse italienne mercredi, la Cour a ainsi une nouvelle fois confirmé mardi une jurisprudence datant de 1999 qui cassait le jugement d'une juridiction inférieure dans une affaire de viol selon lequel «il était de notoriété publique que ce type de pantalon ne pouvait être enlevé sans la collaboration active de qui le portait».

En dépit de cette célèbre décision de la Cour de cassation, plusieurs personnes accusées de viol ont depuis tenté de se défendre en affirmant que leur victime était consentante puisqu'elle portait des jeans.

A chaque fois, dans des décisions prises en 2001, 2006 et encore aujourd'hui, la Cour de cassation a réaffirmé que les jeans, bien qu'épousant étroitement le corps d'une femme, ne constituaient pas une barrière infranchissable pour un agresseur sexuel déterminé.