Les deux petits rorquals observés à Montréal cette semaine n’ont pas été revus depuis samedi, mais un spécimen de l’espèce a été repéré plus en aval dimanche matin.

Publié le 15 mai
Vincent Larin
Vincent Larin La Presse

« Les dernières observations des deux individus remontent à hier soir, samedi le 14 mai. Toutefois, un petit rorqual aurait été aperçu au niveau de Cap St-Michel, 25 km en aval de Montréal ce matin à 8 : 50 », a précisé en fin de journée, dimanche, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Il pourrait s’agir d’une des deux baleines observées dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Montréal plus tôt cette semaine, qui serait ainsi en train de rebrousser chemin. « Est-ce un des petits rorquals qui reprend la route vers la mer ? Peut-être », a d’ailleurs indiqué le GREMM en fin d’après-midi.

La dernière observation du premier petit rorqual arrivé dans les eaux montréalaises la semaine dernière remonte à 17 h, samedi, à proximité de l’œuvre Trois disques, à l’ouest de l’île Sainte-Hélène.

« Pour sa part, le deuxième petit rorqual était toujours au même endroit dans le chenal Le Moyne entre la passerelle du Cosmos et le pont des Îles à 21 h » samedi, précise le GREMM.

Appel à la vigilance

« Nous demandons à la population et aux utilisateurs du fleuve de signaler toute observation de baleines en aval de Montréal jusqu’à Québec », indique le GREMM, en appelant à la vigilance des plaisanciers et en rappelant que les embarcations doivent garder en tout temps une distance de 100 mètres avec les baleines.

La présence de deux petits rorquals dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Montréal est un phénomène hautement inhabituel, jamais observé dans l’histoire récente.

En 2020, un rorqual à bosse avait aussi ébloui les Montréalais par ses sauts dans le fleuve Saint-Laurent, égayant la population confinée, en plein début de pandémie. La baleine avait cependant été retrouvée échouée à la hauteur de Varennes deux semaines plus tard.

En 2012, un béluga avait aussi remonté jusqu’à Montréal, causant la surprise. Avant cela, il faut remonter à 1901 pour la dernière baleine observée dans la métropole.