Une trentaine d’activistes se sont rassemblés mardi soir devant une écurie « insalubre » du quartier Griffintown, dans l’arrondissement du Sud-Ouest à Montréal, où quatre chevaux « demeurent captifs », malgré l’interdiction des calèches dans la métropole.

Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

« Aujourd’hui, nous sommes réunis ici afin de partager notre indignation, parce que même après l’adoption de la loi municipale interdisant les calèches à Montréal, quatre chevaux demeurent captifs en plein centre-ville. Aucune raison valable n’explique que ces chevaux doivent vivre la fin de leurs jours dans de telles conditions », a affirmé la militante Jessie Nadeau. Depuis le 1er janvier 2020, les calèches sont interdites dans les rues de la métropole.

Ces chevaux vivent « dans l’obscurité et dans des conditions indignes » dans l’écurie qui se trouve au 1810, rue des Bassins, à Montréal, a déploré le regroupement « Ma voix pour eux ».

« La ville ce n’est pas un endroit pour un cheval. Un cheval a besoin d’espace, pas de stationnement en béton et de tours à condos avoisinantes », a déploré Mme Nadeau qui s’implique auprès du regroupement « Ma voix pour eux » depuis plusieurs années.

Le regroupement demande au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) de se doter d’un protocole contre la cruauté envers les animaux. « Ça suffit les avis de non-conformité que les gens cumulent, parce que chaque fois, ce sont les animaux qui en paient le prix », a affirmé Mme Nadeau.

Le regroupement dénonce le manque d’action de la ville et du MAPAQ. « Nous sommes en 2021, à Montréal, dans une ville que tous nos élus veulent modèle, progressiste et sans cruauté animale et malheureusement on est encore ici parce qu’il reste quatre chevaux qui vivent dans des conditions déplorables, dans une écurie insalubre qui tombe en ruine », a renchéri l’activiste Patricia Tulasne.

« Montréal se veut une ville sans cruauté et j’en veux la preuve », a conclu Mme Tulasne.