Malgré des revenus en baisse et des dépenses en hausse, à cause de l’impact de la COVID-19, la Ville de Longueuil n’augmentera pas les taxes de ses contribuables en 2021, grâce à l’aide de 26,9 millions qui lui a été accordée par Québec et Ottawa.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

La pandémie a coûté plus de 30 millions à Longueuil, a révélé la mairesse Sylvie Parent, qui a reconnu qu’il aurait été impossible d’équilibrer le budget municipal et d’accorder un gel de taxes sans aide gouvernementale.

Par exemple, la Ville perd 5,1 millions en revenus de stationnement, de droits de mutation, d’amendes et d’intérêts pour 2021.

« Avec la pandémie, et en lien avec l’aide qui nous a été consentie, avec la demande qui avait été faite par le gouvernement […], on devait accorder un peu de répit aux citoyens », a souligné Mme Parent.

La Ville de Longueuil a déposé un budget qui totalise 461,1 millions pour ses compétences locales, soit 13,7 millions de plus qu’en 2020.

La municipalité de la Rive-Sud a reçu 26,9 millions en aide gouvernementale, pour faire face aux baisses de revenus et aux nouvelles dépenses engendrées par la pandémie de COVID-19. De cette somme, 19,3 millions seront utilisés pour équilibrer le budget 2021, tandis que 7,6 millions ont servi à absorber les dépenses imprévues en 2020.

L’administration municipale a aussi procédé à une rationalisation de ses dépenses pour réussir à les réduire de 5 millions, a indiqué le directeur général de la ville, Patrick Savard.

Pour 2021, les principales dépenses en hausse sont les contrats de déneigement, qui devaient être renouvelés, l’implantation de la collecte des résidus alimentaires, la signalisation et l’éclairage des rues, ainsi que l’entretien et le resurfaçage des rues, a indiqué la mairesse Parent.

Les principaux postes de dépenses du budget municipal sont la culture, les loisirs et le développement social (18 %), la voirie (17 %), la police (16 %) et les transports en commun (12 %).