Le gouvernement du Québec a confirmé jeudi son intention de respecter une éventuelle cible visant à protéger 30 % de son territoire d’ici 2030. Pour y arriver, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charette, a annoncé une subvention de 40 millions de dollars à Conservation de la nature du Canada.

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Sur les 40 millions, environ 25 millions serviront à faire l’acquisition de zones d’intérêt en terres privées dans le sud de la province. L’entent prévoit que chaque dollars investit par Québec doit être doublé par des investissements privés.

Le ministre Charette avait été critiqué en décembre dernier alors que 83 projets d’aires protégées dans le sud avaient été ignorés au moment où Québec annonçait qu’il avait atteint l’objectif de protéger 17 % de son territoire, prévu par la Convention des Nations unies sur la biodiversité biologique.

C’est un secret de polichinelle que cet objectif international passera à 30 % d’ici 2030. Benoit Charette a confirmé que Québec s’y conformera.

En conférence de presse, le ministre a expliqué que les 83 projets couvrent de plus petites superficies. Les efforts ont d’abord été consacrés à désigner des aires protégées au nord, là où les superficies sont plus grandes, pour permettre au gouvernement d’atteindre l’objectif de 17 % avant la fin de l’année 2020, a-t-il souligné.

« Ces projets ne sont pas écartés. On est d’ailleurs très confiants de pouvoir en confirmer quelques-uns d’ici les prochains mois.

La subvention de 40 millions sur trois ans à Conservation de la nature du Canada (CNC) servira à faire l’acquisition de nouveaux terrains, mais aussi à soutenir financièrement les organismes de conservation propriétaires ou gestionnaires d’aires protégées quant aux dépenses liées à leur intendance.

Au Québec, CNC a contribué à protéger 48 000 km2 depuis 1962.