(Washington) Le dalaï-lama a appelé samedi les élus des pays développés du G7 à se mobiliser davantage pour l’environnement, soulignant que les catastrophes naturelles liées au changement climatique affectaient davantage les plus pauvres.

Publié le 12 sept. 2020
Agence France-Presse

Le chef spirituel tibétain participait, à l’invitation de la présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi, à une réunion virtuelle des dirigeants parlementaires du Canada, de l’Union européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

« Aujourd’hui, nous devrions faire plus attention au réchauffement climatique », a déclaré le dalaï-lama, qui a obtenu en 1989 le prix Nobel de la Paix pour son engagement en faveur de l’environnement et sa campagne non-violente pour défendre les droits du Tibet contrôlé par la Chine.

« À cause du réchauffement climatique, il pleut trop dans certaines zones, d’autres sont asséchées. Ces gens souffrent, plus particulièrement en Afrique, dans certaines régions de l’Inde et de la Chine », a-t-il déclaré.

Le dalaï-lama a noté que le changement climatique affectait aussi différemment les populations selon leur niveau de vie.  

Les gens riches, qui vont dans de grands hôtels, « ne ressentent pas vraiment » les effets du réchauffement, a-t-il dit. « Mais les pauvres, ils sont confrontés à un problème grave ».

Le chef tibétain vit en exil depuis 60 ans à Dharamsala, dans le nord de l’Inde.