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Le SFPQ veut participer à la grève mondiale pour la planète

C'est le Syndicat de la fonction publique et... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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C'est le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui compte 40 000 membres, qui est le premier au Québec à formuler cette demande au gouvernement Legault.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne
Montréal

Des fonctionnaires à l'emploi du gouvernement du Québec aimeraient pouvoir manifester sans être pénalisés, lors de la grève mondiale pour la planète, le 27 septembre. Ils sont prêts à ne pas être payés pour toute la journée et demandent au gouvernement Legault de verser plutôt l'équivalent de leur salaire à un projet écologique.

C'est le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui compte 40 000 membres, qui est le premier syndicat au Québec à formuler cette demande au gouvernement Legault. Il a adopté une proposition à cet effet lors de son conseil syndical, samedi dernier.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, mardi, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a expliqué que c'est en fait un congé sans solde d'une journée que ses membres aimeraient pouvoir prendre, cette journée-là, afin de participer à la grève mondiale pour la planète. Pour ce faire, il demande donc au gouvernement Legault de s'engager à ne pas imposer de sanction, ni au syndicat ni à ses membres qui voudraient y participer sur une base volontaire.

« On ne peut pas faire la grève comme on veut ; on a une convention collective présentement », explique M. Daigle. Il s'agirait donc d'une journée de congé sans solde prise par des centaines, voire des milliers de fonctionnaires en même temps. « Sur une base volontaire, nous pourrions participer à cette journée du 27 septembre, en étant libérés de notre travail pour aller là, pas payés, sans solde », explique M. Daigle.

« Et les sommes que le gouvernement économiserait avec nos salaires, il pourrait les verser à l'environnement. Nous serions de concert, partenaires avec le gouvernement du Québec pour mettre de l'argent là-dedans, en faisant un arrêt de travail volontaire, qui n'est pas une grève. Et le gouvernement, lui, ça lui donnerait le lift, la poussée qui est nécessaire pour partir quelque chose en environnement, parce que présentement, il n'y a pas assez de choses qui se font au Québec pour protéger l'environnement », a opiné M. Daigle.

M. Daigle espère que les autres organisations syndicales emboiteront le pas. « On espère que les autres syndicats qui vont voir notre idée vont la trouver intéressante et la partager avec leurs instances aussi pour qu'on soit le plus de syndicats possibles là-dedans. »

Le SFPQ a des membres dans tous les ministères : Transports, Environnement, Revenu, sans compter Recyc-Québec et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).




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