Le premier ministre Philippe Couillard a laissé voir sa réticence, mais aussi sa résignation devant le pompage d'une quantité importante d'eau pour procéder à des forages exploratoires pétroliers sur l'île d'Anticosti.

Publié le 5 juill. 2016
Lia Lévesque LA PRESSE CANADIENNE

Le quotidien Le Devoir a révélé lundi que 30 000 000 de litres d'eau des rivières d'Anticosti devraient être pompés pour procéder à trois forages de fracturation dans le cadre du projet d'hydrocarbures sur l'île. Cette eau sera puisée dans des rivières à saumons en voie de disparition. L'eau devra ensuite être traitée, puis sera rejetée dans le golfe du Saint-Laurent.

Interrogé à ce sujet, mardi, alors qu'il donnait une conférence de presse avec le premier ministre du Canada Justin Trudeau, à Montréal, le premier ministre Couillard a carrément parlé d'un «projet malheureux» en y faisant référence.

Il a ensuite laissé entendre qu'il avait les mains liées par le contrat avec l'entreprise, signé par le précédent gouvernement péquiste.

Il a ajouté qu'il veillerait à protéger cet écosystème «unique».

PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN

Le premier ministre Philippe Couillard