La ministre française de l'Écologie Ségolène Royal s'est félicitée mardi de «la mobilisation» des chefs d'État pour la conférence de Paris sur le climat, prévue à la fin de l'année, se disant «optimiste» sur sa préparation.

Publié le 18 août 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

«À un moment, sur des enjeux aussi cruciaux que ceux-là, il doit y avoir un engagement au plus haut niveau politique. C'est en train de se passer et c'est pour ça que j'ai confiance et (que) je suis optimiste sur le bon déroulement de la préparation de la conférence sur le climat, de sa finalisation», a déclaré Mme Royal à la presse, à quelques jours d'une nouvelle session de négociations onusiennes à Bonn.

En juin, la ministre avait jugé les négociations de l'ONU «totalement inadaptées à l'urgence climatique». Elle avait appelé à «changer de méthode» sans pour autant «stopper les négociations onusiennes».

Le secrétaire général de l'ONU, «M. Ban Ki-moon lui-même (...) a dit qu'il partageait tout à fait mon point de vue. Il a appelé les responsables politiques et les chefs d'État à donner des instructions beaucoup plus claires aux négociateurs et à s'impliquer personnellement dans les négociations», a déclaré Mme Royal.

«Contrairement à ce qui s'est passé dans les précédents sommets, vous voyez les chefs d'État et de gouvernement qui s'impliquent personnellement. C'est comme ça que ça peut marcher», a-t-elle souligné, citant le président américain Barack Obama.

«C'est très nouveau et c'est très positif», a-t-elle estimé.

Le sommet de l'ONU sur les objectifs du développement durable, fin septembre à New York, «va être un élément clé» et M. Ban Ki-moon «va s'impliquer personnellement pour que les chefs d'État (...) puissent prendre leurs responsabilités», a ajouté la ministre.

Mme Royal s'est aussi félicitée de «la mobilisation des autorités spirituelles», rappelant que le pape se rendrait à l'ONU à New York en septembre.

La conférence qui réunira les représentants de 195 pays du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, près de Paris (COP21), va tenter de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique par rapport à l'ère préindustrielle pour éviter des impacts irréversibles.