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«Goodbye George!»: les conférences climat ne pleureront pas Bush

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Conférence climatique de Poznan

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Conférence climatique de Poznan

Les changements climatiques et l'après-Kyoto sont au coeur des discussions de la Conférence sur les changements climatiques de Prozan, en Pologne. »

Jérôme Cartillier
Agence France-Presse
Poznan

«Goodbye George!». Un verre à la main, l'économiste britannique Nicholas Stern, dont les travaux sur le climat font autorité, porte un toast au départ du «préhistorique» George W. Bush et salue, sous une salve d'applaudissements, l'arrivée prochaine de Barack Obama.

A quelques semaines de la fin son mandat, le président américain George W. Bush, qui a refusé de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre, fait l'objet de commentaires peu flatteurs à la Conférence de l'ONU sur le climat qui a rassemblé plus de 12 000 délégués et s'achève vendredi, à Poznan (Pologne).«Huit années d'obstruction», «l'âge des ténèbres de l'inaction»: pas une journée ne passe sans qu'un délégué ne fasse une allusion, avec plus ou moins de retenue, à l'ère de la «glaciation» Bush sur le réchauffement climatique.

«Ce furent huit années difficiles. Ce fut un désastre pour la lutte contre le changement climatique», résume sans détours le ministre sud-africain de l'Environnement Marthinus van Schalkwyk.

Timothy E. Wirth, ancien sénateur américain (1986-94), qui a mené les négociations sur le climat sous la présidence Clinton et était favorable à la ratification de Kyoto, préfère manier l'ironie.

«Pas la peine de les accabler (les Républicains, ndlr), ils ont fait quelques bonnes choses sur le climat». Puis, après une pause, il ajoute: «pas beaucoup...mais quelques unes».

Consulté sur cet immobilisme au niveau fédéral qui contraste avec le foisonnement des initiatives des Etats américains, Californie en tête, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, exprime ses regrets en des termes plus diplomatiques: «Nous pensons qu'ils auraient dû faire plus».

La chef de la délégation américaine, Paula Dobriansky, qui vivait à Poznan sa dernière «COP» (Conférence des parties signataires de la Convention climat), a rétorqué à cette pluie de critiques en mettant en avant des changements dans la position américaine.

«Notre approche a été d'évoluer. Je crois que vous avez vu une évolution entre le début de l'administration (Bush) et maintenant». Au-delà des unes peu flatteuses des journaux, les Etats-Unis auront fait, durant les huit années écoulées, des «contributions significatives» sur le climat, a-t-elle déclaré à l'AFP.

De fait, certaines évolutions sont là: à Bali, il y a un an, les Etats-Unis ont ratifié in extremis, au terme d'un final dramatique, la «Feuille de route» qui trace la voie à suivre pour aboutir à un accord mondial en décembre 2009 à Copenhague.

Mais elles ne suffisent pas à effacer la perception d'une administration rétive à tout engagement concret et chiffré, comme l'ont fait tous les autres pays industrialisés, face au réchauffement climatique qui menace la planète.

Appelé à dresser le «bilan climatique» des deux mandats Bush, Brice Lalonde, ambassadeur français du climat, a répondu en rapportant une blague qui circule dans les couloirs du vaste centre de conférence de Poznan.

Un homme se présente à la Maison-Blanche et demande à voir Bush. «Il n'habite plus ici», lui répond le garde à l'entrée. Le lendemain, même requête, même réponse, et de nouveau le surlendemain. Au quatrième jour, le garde s'agace: «Je vous ai déjà dit qu'il n'était plus ici».

«Je sais, je sais», répond l'homme. «Mais ça me fait tellement plaisir de l'entendre».




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