À deux jours du scrutin, Philippe Couillard doute de la fiabilité des sondages qui accordent une mince avance à son adversaire caquiste. « On verra le 1er octobre », a-t-il dit, samedi, lors d'un rassemblement militant dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec.

HUGO PILON-LAROSE LA PRESSE

« Vous savez, les sondages, j'ai plus ou moins de confiance là-dedans (...). On a tellement eu d'exemples où ça ne reflétait pas le résultat final », a dit le chef libéral lors d'une mêlée de presse. 

La Presse publiait vendredi et samedi un dernier coup de sonde Ipsos, réalisé conjointement pour le quotidien et Global News, dans lequel le Parti libéral du Québec (PLQ) est pratiquement au coude à coude avec la Coalition avenir Québec (CAQ) (32% pour le parti de François Legault, contre 31% pour les libéraux). (https://bit.ly/2N8w6Go)

Or, le PLQ demeure loin derrière la CAQ chez les francophones, à 19% contre 38%. Pour cette tranche de l'électorat, le Parti québécois (PQ) est en deuxième position, à 21%, suivi de près par Québec solidaire (QS) à 19%. 

Aux militants libéraux rassemblés au local électoral de Louis-Hébert, une circonscription perdue lors de la dernière élection partielle au profit de la CAQ, Philippe Couillard a attaqué le vernis nationaliste du parti de François Legault. 

« Pourquoi il se dit nationaliste alors qu'il ne parle pas de notre culture et de notre langue, sauf pour dire que nos petits enfants ne parleront pas français, ce qui n'a aucun sens ? », s'est questionné le chef libéral.

Faire sortir le vote 

Depuis quelques jours, les discours de Philippe Couillard ont tous un point en commun : l'importance de mobiliser les militants libéraux pour qu'ils votent, le 1er octobre. 

« Ce que je vous demande le 1er octobre, c'est de parler au plus de gens possible et de les amener voter. C'est important, chaque vote compte », a dit le chef libéral, samedi, à des militants réunis dans la circonscription de Bellechasse, sur la Rive-Sud de Québec. 

« C'est une élection assez spéciale, c'est assez serré. On est vraiment très collé les uns aux autres, du moins [pour] deux d'entre nous. Alors les gens réfléchissent, c'est normal, on voit qu'il y a des indécis. J'ai l'impression qu'il y a du monde qui vont prendre leur décision quasiment dans [l'isoloir] », a ajouté M. Couillard, accordant visiblement cette fois-ci un intérêt aux sondages.

« Merci les bénévoles. Merci, merci, merci. Je pourrais dire merci mille fois (...). La victoire va venir par votre travail », a-t-il conclu.