Jean-François Lisée entend faire mentir les sondages, a-t-il affirmé vendredi, après qu'une enquête Ipsos-La Presse-Global News eut situé le Parti québécois en troisième place dans les intentions de vote, à 14 points de la tête.

Publié le 28 sept. 2018
Martin Croteau LA PRESSE

« J'ai assez vécu, j'ai assez vu neiger pour dire que la possibilité d'une victoire du Parti québécois, elle est réelle, a déclaré le chef péquiste en point de presse dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. On y croit, on la veut, on travaille pour ça. »

Le sondage accorde 32% de la faveur populaire à la Coalition avenir Québec, 31% au Parti libéral, 18% au Parti québécois et 16% à Québec solidaire. Si cette tendance se maintient lors du vote de lundi, François Legault deviendra premier ministre, probablement à la tête d'un gouvernement minoritaire.

Le PQ encaisse une baisse de deux points par rapport à notre précédent sondage, publié mardi. Tandis que Québec solidaire, pris pour cible par M. Lisée au dernier débat des chefs, voit ses appuis inchangés.Peu importe le résultat du sondage, ce sont les « vrais votes » qui comptent, a fait valoir le chef péquiste.

Le PQ « est le plus grand mouvement politique au Québec », a-t-il affirmé. Ses racines sont « profondes » et il profite d'un « nombre de militants inégalé ». Il s'attend à ce que le parti profite d'une « prime à l'urne » grâce à sa capacité d'identifier et de mobiliser ses sympathisants.

À cet égard, les signaux en provenance de ses bénévoles sont favorables, a assuré M. Lisée.« Tous les indicateurs qu'on a sont extrêmement positifs », a-t-il dit.

M. Lisée soutient par ailleurs qu'environ 15% des électeurs ne s'intéressent à la campagne qu'à la toute fin. Il compte sur ses deux derniers jours sur la route pour convaincre ces électeurs d'appuyer son parti.

« Ce ne serait pas la première fois, a-t-il dit, que les sondeurs ont été incapables de lire les changements de dernière minute. »