François Legault évoque l'idée de baisser les impôts avec les économies qu'il dégagerait en renégociant la rémunération des médecins.

Publié le 28 sept. 2018
TOMMY CHOUINARD LA PRESSE

Devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi, le chef caquiste a été interpellé sur une réduction du fardeau fiscal. Le président Michel Leblanc lui a rappelé que la Coalition avenir Québec avait déjà plaidé pour des baisses d'impôt mais qu'elle n'en promet pas dans cette campagne électorale.

Le chef caquiste a d'abord fait valoir ses engagements pour augmenter les allocations familiales, réduire les taxes scolaires, revenir à un tarif unique pour les garderies subventionnées. « On parle d'argent dans les poches des citoyens, on parle de 1,7 milliard de dollars », a-t-il insisté.  

Il a ajouté : « Je voudrais en faire beaucoup plus pour baisser les impôts. Je peux vous dire : on a été conservateur dans notre cadre financier. J'ai des gars et des femmes avec moi qui rêvent qu'on ait des plus grosses marges de manoeuvre et qu'on en fasse encore plus parce que je suis tanné qu'on soit dans le plafond, qu'on soit les plus taxés en Amérique du Nord. Dès qu'on va avoir des marges de manoeuvre, on va les baisser, les impôts ».

M. Legault n'a pas inclus dans son cadre financier l'argent qu'un gouvernement caquiste économiserait en réduisant la rémunération des médecins spécialistes et en changeant le mode de rémunération des omnipraticiens. « Pour l'instant, il n'est pas attribué nulle part parce qu'on a été conservateur. Donc on a peut-être une marge de manoeuvre d'un milliard » de dollars, a-t-il précisé lors d'une mêlée de presse à la suite de son passage devant la chambre de commerce. 

Par conséquent, « c'est une possibilité » que l'argent serve à réduire les impôts. « Il pourrait y en avoir une partie en baisses d'impôt. Je le souhaite », a-t-il dit.

Les négociations avec les fédérations médicales seraient lancées « le plus tôt possible » après une victoire électorale, « parce que c'est probablement ce qu'il y a de plus important en [matière de] santé ».