La porte-parole de Québec solidaire Manon Massé estime que Gilles Duceppe «s'attaque au monde ordinaire» lorsqu'il s'en prend à elle.

Stéphane Blais LA PRESSE CANADIENNE

En mêlée de presse mercredi à Montréal, Manon Massé a répliqué aux accusations de l'ancien chef du Bloc québécois, qui lui a tracé un portrait bien peu flatteur lors d'une entrevue à La Presse canadienne plus tôt dans la journée.

Il l'a notamment accusée de multiplier les contradictions et de s'exprimer aussi mal en français qu'en anglais - ce qui minerait selon lui ses chances d'accéder au pouvoir ailleurs dans le monde.

«Les attaques ne me touchent pas, mais je suis triste pour les gens. Je suis fière de ma langue, je suis fière de la parler, je suis fière de comment je la parle et pour moi, c'est le monde ordinaire ça. Pis si le monde ordinaire n'a pas le droit de participer à la démocratie, c'est là qu'on a un problème», a répondu Manon Massé.

Le politicien à la retraite avait aussi exprimé n'avoir toujours pas digéré le fait que lors d'élections fédérales, Québec solidaire est beaucoup plus prompt à appuyer le NPD, parti fédéraliste réputé centralisateur, que le Bloc québécois.

En outre, il a accusé Québec Solidaire d'être souverainiste seulement à temps partiel.

«Québec Solidaire a toujours mis l'indépendance au coeur des campagnes électorales et durant celle-ci, je vous rappellerai qu'on est les seuls qui en parlent. Je ne sais pas où il voit son temps partiel», a indiqué Mme Massé, en ajoutant que Gilles Duceppe tentait de la discréditer parce que son parti «dérange».