Pas question d'ouvrir des « cafés cannabis » sous un gouvernement caquiste. François Legault n'a pas une once d'intérêt pour l'idée péquiste de permettre aux Québécois de fumer un joint dans un établissement licencié.

Mis à jour le 25 sept. 2018
MÉLANIE MARQUIS LA PRESSE CANADIENNE

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fermé net la porte à cette suggestion émanant du Parti québécois (PQ), mardi, en mêlée de presse du côté de Chibougamau, dans le Nord-du-Québec.

Selon le dirigeant caquiste, l'ouverture de tels établissements « banaliserait » la consommation de la substance, qui sera légale au pays à compter du 17 octobre, soit un peu plus de deux semaines après le scrutin au Québec.

Il a soutenu qu'il fallait « être prudent avec le message qui est envoyé » et réitéré qu'un gouvernement caquiste hausserait l'âge légal pour consommer la substance à 21 ans plutôt que 18 ans et en interdirait la consommation dans les lieux publics.

Le député sortant du PQ Sylvain Pagé a expliqué mardi matin que son parti préconisait l'ouverture de « cafés cannabis » pour permettre aux Québécois en âge de consommer du cannabis de le faire dans ces lieux, « un peu comme dans un bar ».

Son chef Jean-François Lisée a fait valoir que l'approche péquiste face à la légalisation du cannabis était la « plus équilibrée » et « proche du réel » et balancé que « la CAQ est dans un monde parallèle irréel où les gens de 18 à 21 ans ne consomment pas de cannabis ».

« Vous voulez consommer une bière, de l'alcool, vous allez dans un bar, alors c'est le même scénario », a illustré son candidat Pagé en mêlée de presse.

« Imaginez demain matin si on disait : "On ferme tous les bars du Québec, alors pour consommer de la bière, c'est dans l'espace public". Juste dire ça, vous voyez bien que ça n'a absolument aucun sens », a-t-il fait valoir.

La promesse de légaliser le cannabis a été formulée en campagne électorale par les libéraux fédéraux de Justin Trudeau. Il a respecté cet engagement et laissé aux provinces le soin d'élaborer un cadre réglementaire pour complémenter le sien.