En recul clair dans les sondages, la Coalition avenir Québec (CAQ) voit pourtant des signaux positifs dans ces enquêtes d'opinion, a assuré la potentielle ministre de la Justice de François Legault.

Mis à jour le 19 sept. 2018
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Sonia Lebel, ex-procureure de la Commission Charbonneau, n'a pas voulu commenter la position de son parti dans l'opinion publique. Elle s'est tout de même réjouie de voir le nombre élevé de Québécois qui n'auraient toujours pas fait leur lit.

« Je choisis de voir le nombre d'indécis comme un signal extrêmement positif. Pour une fois les Québécois réfléchissent, ne se laissent pas prendre pour acquis et vont faire un choix éclairé », a-t-elle dit, au cours d'un point de presse matinal de la campagne. « Je suis persuadée qu'au 1er octobre ils vont prendre la bonne décision, c'est-à-dire nous faire confiance. »

Trente-huit pour cent des Québécois pourraient changer d'avis d'ici au vote, suggère le dernier sondage Léger. Un autre 6 % des électeurs n'a même pas encore déterminé son choix favori.

« Ça veut dire que les gens réfléchissent, ne retombent pas dans les vieux réflexes de voter comme ils ont toujours voté », a ajouté Mme Lebel.

Le chef caquiste François Legault n'avait pas prévu de sortie aujourd'hui, alors que son équipe réitérait sa volonté d'encadrer strictement le cannabis.

Une équipe de candidats est venue remettre de l'avant des engagements caquistes déjà connus : interdire la consommation de cannabis dans les lieux publics et fixer l'âge minimal pour en posséder à 21 ans.

Ils ont indiqué que la solution passait par une loi qui imposerait ces limites sur tout le territoire du Québec, malgré l'opposition de la mairesse montréalaise Valérie Plante.