Les libéraux estiment que la pénurie de main-d'oeuvre est « le principal défi économique du Québec ». Pour s'attaquer à ce problème, la formation de Philippe Couillard propose d'accroître la gratuité scolaire au cégep en abolissant les frais imposés aux étudiants à temps partiel en formation technique.

Mis à jour le 15 sept. 2018
HUGO PILON-LAROSE LA PRESSE

À l'heure actuelle, un étudiant qui n'est pas inscrit à temps plein dans une formation collégiale paie 2 $ par heure de cours. Un cours normal de 45 heures lui coûtera donc 90 $ et la facture totale peut s'élever jusqu'à 360 $ pour une session. Pour sa part, un étudiant à temps plein paiera en moyenne 160 $ par session. 

« Nous souhaitons ainsi donner un nouveau souffle à la formation professionnelle et technique pour nous assurer de former la relève pour les emplois d'aujourd'hui, mais aussi pour ceux du Québec du 21e siècle », indique le PLQ dans un communiqué. 

« Dans toutes les régions où je vais, les entreprises recherchent des employés, réduisent leurs heures d'ouverture, refusent des contrats et mènent des missions de recrutement à l'étranger. Aujourd'hui, au Québec, il y a 100 000 emplois à combler. Ce nombre s'élèvera à 1,3 million d'ici 10 ans. C'est une tendance qui va durer », a prédit Philippe Couillard lors d'un point de presse, samedi. 

Les libéraux souhaitent aussi « offrir gratuitement la formation professionnelle à temps partiel dans des secteurs priorisés par les milieux » et « accorder 12 millions sur quatre ans aux établissements d'enseignement pour attirer des jeunes et des adultes en formation professionnelle et en formation technique en région. »