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Immigration: Legault à Montréal-Nord pour expliquer sa position

«Je m'excuse, M. Couillard, mais la question de l'urne... (PHOTO PC)

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«Je m'excuse, M. Couillard, mais la question de l'urne le 1er octobre prochain portera sur l'immigration, l'économie, l'éducation, la santé, et se posera surtout ainsi : est-ce que les Québécois veulent faire un autre quatre ans avec les libéraux?» a dit le chef caquiste, François Legault.

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(MONTRÉAL ET CHÂTEAUGUAY) Même s'il ne croit pas comme Philippe Couillard que l'immigration sera la « question de l'urne », François Legault a abordé cet enjeu explosif de front dans l'une des circonscriptions les plus multiculturelles du Québec, lundi.

Aux côtés de cinq candidats caquistes d'origine haïtienne, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a décrit ses positions sur l'immigration comme une manière de prendre « soin de chaque nouvel arrivant ».

« Malgré les beaux discours du Parti libéral, ils ont laissé tomber beaucoup de nouveaux arrivants, a déclaré M. Legault. Beaucoup d'immigrants ont dû quitter le Québec, 26 %. Nous, ce qu'on veut à la CAQ, c'est une immigration réussie. »

Le lieu du discours n'était pas fortuit : l'arrondissement de Montréal-Nord, dans Bourassa-Sauvé. Dans cette circonscription où l'on trouve une importante communauté haïtienne, 42 % des citoyens sont nés à l'extérieur du Canada.

Le chef caquiste ne s'en est pas caché : il tente de contrer les attaques répétées du Parti libéral sur sa plateforme en immigration.

« J'ai un adversaire, Philippe Couillard pour ne pas le nommer, qui répand des faussetés sur nos positions, qui nous traite d'intolérants alors que ce qu'on veut, au contraire, c'est mieux accueillir les immigrants », a-t-il expliqué.

Plus tôt dans la journée, le candidat Lionel Carmant, qui a organisé l'événement, a reconnu que la CAQ avait encore fort à faire pour expliquer ses positions aux Québécois issus des minorités.

« Ce sont des familles qui depuis des générations votent libéral, a convenu M. Carmant. C'est de la résistance au changement. Et la seule façon de vaincre, c'est d'expliquer son point et de bien le faire comprendre. Alors c'est difficile sur des clips télé de quelques secondes. Là, on va être tous présents pour expliquer. »

La CAQ propose de réduire temporairement à 40 000 le nombre d'immigrants qui arrivent au Québec chaque année, une baisse d'environ 20 %. Elle souhaite également obtenir du gouvernement fédéral de nouveaux pouvoirs pour sélectionner les nouveaux arrivants. M. Legault a maintes fois martelé en campagne que le Québec « a dépassé sa capacité d'intégration ».

Le chef caquiste s'est attiré des critiques, la semaine dernière, lorsqu'il a déclaré que l'immigration posait un « risque » pour la survie du français, et que « nos petits-enfants » pourraient ne plus le parler.

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D'ailleurs, bien qu'il ait été applaudi chaleureusement, son discours a reçu un accueil mitigé dans la salle, où se trouvaient plusieurs membres des minorités visibles.

« François Legault joue la carte nationaliste pour être élu, je ne crois pas qu'il pourra faire ce qu'il dit en termes d'immigration », a indiqué Guillaume André, qui travaille au Centre multiethnique de Montréal-Nord.

Selon lui, la stratégie caquiste en immigration est « un mauvais plan ».

La candidate caquiste dans Bourassa-Sauvé, Julie Séide, est elle aussi d'origine haïtienne. Selon elle, le message de la CAQ gagne des appuis dans sa circonscription.

« Les immigrants sont pris pour acquis, a-t-elle dit. Il n'y a pas une intégration réussie. Depuis les 15 dernières années, c'est clair, l'immigration est un échec. »

LA « QUESTION DE L'URNE »

Quelques heures plus tôt, Philippe Couillard a dit vouloir augmenter les seuils d'immigration. Le chef libéral a présenté cet enjeu comme la « question de l'urne », une analyse qu'a rejetée François Legault.

« Je m'excuse, M. Couillard, mais la question de l'urne le 1er octobre prochain portera sur l'immigration, l'économie, l'éducation, la santé, et se posera surtout ainsi : est-ce que les Québécois veulent faire un autre quatre ans avec les libéraux ? Après 15 ans, est-ce qu'on n'a pas besoin d'essayer une nouvelle équipe ? C'est beaucoup plus ça, la question de l'urne », a déclaré le chef caquiste.




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