Contenu québécois en ligne: le PQ veut obliger Netflix à négocier

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(Québec) Il doit y avoir plus de contenu québécois sur les plateformes numériques étrangères comme Netflix. Si ces entreprises refusent, le Québec a «la capacité juridique pour les contraindre» à le faire, dit Jean-François Lisée.

Au sixième jour de la campagne électorale, le chef du Parti québécois a présenté mardi ses engagements en matière de culture. Après le dépôt en juin du plan d'action d'une nouvelle politique culturelle par la ministre libérale Marie Montpetit, Jean-François Lisée se dit «satisfait» du travail accompli. Il souhaite désormais négocier fermement avec les géants américains du web pour que le Québec y trouve sa place. 

«On a beaucoup plus de "poigne" qu'on le pense. (...) [Nous avons des capacités] juridiques réelles, qu'on n'a peut-être pas besoin d'utiliser, mais qui sont très intéressantes dans la conversation et notre rapport de force» avec Netflix et iTunes, a dit M. Lisée. 

Ainsi, le chef péquiste souhaite que ces nouveaux joueurs affichent dans leur vitrine une plus grande proportion de contenu québécois. Ces entreprises ne sont pour l'instant pas régies aux lois et règlements québécois en cette matière, contrairement à Radio-Canada ou Québecor, par exemple.

La controverse entourant Kanata vend 

Concernant Kanata, annulée en juin, Jean-François Lisée a ouvert la porte mardi à ce qu'un gouvernement péquiste aide Robert Lepage à compléter le montage financier nécessaire pour qu'il produise sa pièce de théâtre. Le PQ pense toutefois qu'un nouveau producteur privé pourrait aussi être trouvé, «car la controverse vend». 

«Il y a beaucoup plus de gens qui sont prêts à acheter un billet pour voir Kanata maintenant qu'en juin et je pense qu'on pourrait faire un bon profit avec ça», a dit M. Lisée. 

«Plus de diversité dans les arts, oui. Mais restreindre la capacité de créer, non, jamais. On doit faire les deux choses en même temps», a ajouté le chef péquiste. 

Le retour d'un prix plancher du livre 

Dans son plan culturel, le Parti québécois remet aussi de l'avant une idée qu'il avait défendue à l'époque du gouvernement Marois: instaurer un prix plancher du livre. «En proposant un projet de loi d'une durée de 36 mois, on pourra mesure [l'impact d'un prix plancher] sur la vitalité des librairies», écrit le PQ dans son plan.  

Toujours en littérature, Jean-François Lisée souhaite également investir 5 millions par année pour donner un livre québécois par enfant au primaire. Un passeport culturel de 50$ par année, «échangeable auprès d'organismes, d'entreprises et d'événements culturels», serait aussi remis aux élèves de 3e, 4e et 5e secondaire. 

Au total, le Parti québécois chiffre son plan culturel à 34 millions récurrents par année dès la quatrième année de son application. Ces montants s'ajoutent aux quelque 600 millions investis dans la nouvelle politique culturelle, qui seraient maintenus.




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