La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Jacques-Cartier, dans l'Ouest-de-l'Île, Karen Hilchey, avait été reconnue coupable de vol en 1985, alors qu'elle avait 22 ans. Mais, souffrant d'épilepsie, elle ne se souvient pas des circonstances de son larcin, a expliqué hier la CAQ.

Publié le 23 août 2018
Denis Lessard LA PRESSE

«  Karen Hilchey n'avait que 22 ans. Elle a commis une erreur pour laquelle elle a plaidé coupable. Le juge a d'ailleurs conclu qu'elle ne méritait pas de sentence, c'est pour ça qu'elle a reçu une libération inconditionnelle », a fait savoir Ewan Sauves, du service des communications du parti. « Mme Hilchey a souffert d'épilepsie à cette époque, ce qui lui a causé des périodes d'absence et de confusion. Elle a été opérée et guérie de l'épilepsie en 1998 », a ajouté la CAQ, qui croit, sans pouvoir le démontrer, qu'il s'agissait d'un simple vol à l'étalage.

C'est à la suite des questions de La Presse que le parti a décidé de refaire ses vérifications judiciaires pour trouver ce qui lui avait échappé dans un premier temps.

Elle avait plaidé coupable à un vol de moins de 1000 $, si on se fie au Code criminel en vigueur au moment de l'infraction.

TOUJOURS CANDIDATE

Elle demeure candidate du parti, assure-t-on. Elle n'avait pas divulgué ce faux pas lors des entrevues avec les responsables de la CAQ. Elle avait traversé les mailles du filet parce qu'au plumitif (archives judiciaires), elle était inscrite avec un « middle name », Karen W. Hilchey.

Depuis, elle a été conseillère municipale à la Ville de Saint-Georges, en Beauce, et elle est interprète occasionnelle à la cour criminelle. 

C'est la deuxième candidate de la CAQ à avoir eu des démêlés avec la justice. Manon Gauthier, candidate dans Maurice-Richard, à Montréal, avait été reconnue coupable de conduite avec les facultés affaiblies. Des accusations d'alcool au volant étaient tombées, mais le juge lui avait donné une peine exemplaire, 3000 $ d'amende. Elle avait aussi automatiquement perdu son permis de conduire pour une année.

- Avec William Leclerc, La Presse