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3e dans un sondage, Charest traite Legault de «marchand de pinottes»

Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec,... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec, prend connaissance des dernières nouvelles du matin, le 22 août dernier.

Photo: Alain Roberge, La Presse

(Saint-Bruno-de-Montarville) Les sondages ne sont «pas fiables» et François Legault est un «marchand de pinottes», a déclaré Jean Charest, samedi matin, après qu'un sondage eut révélé que le Parti libéral est désormais troisième dans les intentions de vote, un point derrière la Coalition avenir Québec.

Selon le sondage Léger Marketing réalisé pour l'Agence QMI, le PLQ recueille 27% de la faveur populaire, tout juste derrière la CAQ, qui récolte 28%. Le Parti québécois trône toujours en tête à 33%.

L'enquête est une tuile sur la tête de Jean Charest, puisque son parti ne recueille que 18% des appuis chez les francophones, qui décident du résultat dans la grande majorité des circonscriptions. Cet électorat-clé penche en faveur du PQ (38%) et de la CAQ (31%).

«Les sondages ne sont pas fiables», a dit Jean Charest lors d'un point de presse à Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal.

À ses yeux, une redistribution différente du vote des indécis pourrait très bien donner une tout autre allure au sondage paru ce matin.

Mais Jean Charest a promptement martelé les mêmes mises en garde qu'il répète depuis quelques jours. Selon lui, l'élection d'un gouvernement péquiste ou caquiste entraînera le même résultat: de la «turbulence» et «des référendums».

Legault, un «marchand de pinottes»

Il a notamment attaqué François Legault, qui n'a pas caché qu'il va «venter fort» si la CAQ prend le pouvoir. M. Charest montre du doigt une entrevue au Soleil dans laquelle le chef caquiste soutient pouvoir «compenser» les syndicats pour les pertes de cotisations qu'elles subiront s'il met à exécution son «grand ménage» dans la fonction publique. Cet exercice doit se traduire par l'abolition de 7000 postes de fonctionnaires.

Selon M. Legault, «ce serait des pinottes par rapport aux économies qu'on pourra faire», une remarque que n'a pas manqué de relever Jean Charest.

«Nous avons la ferme conviction que, le 4 septembre prochain, les gens ne vont pas aller voter pour un marchand de pinottes», a-t-il raillé.

De passage à Repentigny, le chef caquiste a balayé d'un revers de la main les propos de Jean Charest.

« Depuis le début de la campagne, je n'ai pas eu à commenter les idées de M. Charest, a-t-il ironisé. Tout ce que j'ai eu à commenter les propos d'un homme désespéré. »

La CSN s'en mêle

La CSN s'est invitée dans ce débat, elle aussi. Dans un communiqué, elle a écorché le chef de la CAQ, affirmant que «les syndicats ne sont pas à vendre».

«M. Legault démontre encore une fois qu'il ne connaît rien aux relations de travail au Québec, qu'il a une idée "business" des syndicats et qu'il croit qu'il peut "acheter" leur adhésion à ses visions néolibérales, a dénoncé le président de la centrale, Louis Roy. Après nous avoir démonisé, il veut maintenant acheter notre silence.»

Des référendums

Jean Charest dépeint depuis des jours ses deux adversaires comme des souverainistes qui plongeront le Québec dans l'incertitude et la turbulence. Il se présente, en opposition, comme le candidat de la stabilité, qui privilégie avant tout le développement économique.

«Dans un cas, Mme Marois nous annonce des référendums et de la turbulence, a-t-il dénoncé. Et lui (François Legault), il nous annonce de la turbulence suivie de référendums. C'est ça le choix qui se présente aux Québécois.»

M. Charest a renvoyé ses adversaires dos à dos, ces derniers jours, après qu'ils se furent livré un débat corsé sur la question référendaire. Mme Marois a été forcée de défendre les fameux référendums d'initiative populaire proposés par son parti. Quant à M. Legault, il a été criblé de questions sur sa position, lui qui voterait non, mais qui ne ferait pas campagne pour cette option.

Ambulances héliportées

Lors d'un passage sur la Rive-Sud de Montréal, le chef libéral a promis d'investir 60 millions en cinq ans pour améliorer les services ambulanciers dans les différentes régions de la province. À ce plan s'ajoute un programme de 15 millions pour mettre sur pied un service d'ambulances par hélicoptère.

S'il est réélu, un gouvernement libéral investira aussi 40 millions pour mettre sur pied 10 nouveaux projets en télésanté. Ces projets permettraient à davantage de patients de recevoir des soins spécialisés sans devoir se déplacer dans des hôpitaux.




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