Au moment où François Legault le talonne pour la deuxième place dans les intentions de vote, Jean Charest a voulu lancer un avertissement aux électeurs jeudi: «Voter pour la CAQ, c'est avoir le PQ.»

Publié le 16 août 2012
Tommy Chouinard LA PRESSE

Il avait lancé le même genre d'avertissement aux élections de 2007, qui l'ont porté à la tête d'un gouvernement minoritaire en raison d'une vague adéquiste.

Selon un sondage CROP-La Presse, le Parti québécois accroît son avance dans les intentions de vote (34%), alors que la Coalition avenir Québec grimpe à 25% et chauffe le PLQ (27%).

«Les sondages, on ne les commente pas, mais dans la campagne actuelle, appuyer la CAQ, c'est appuyer Pauline Marois. Voter pour la CAQ, c'est avoir le PQ», a affirmé M. Charest en conférence de presse, à Montréal. Si les électeurs votent pour la CAQ, «ils vont se réveiller le lendemain matin avec une très mauvaise surprise. Ils risquent d'encourager Mme Marois et de se retrouver avec un référendum», a-t-il soutenu.

De son côté, le libéral Henri-François Gautrin, député sortant et candidat dans Verdun, constate «un léger virage du vote libéral vers peut-être un moment où les gens sont indécis». «C'est préoccupant», a-t-il lâché. Selon lui, des anglophones ont l'impression que le PLQ les tient pour acquis et veulent être «rassurés».

Jean Charest a balayé les questions lui demandant s'il entend modifier sa stratégie de campagne, appuyer sur l'accélérateur. «On fait exactement la campagne que nous avions prévu faire», a-t-il dit.