Alexandre Trudeau, le fils de l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau et frère du chef du Parti libéral du Canada Justin Trudeau, a fait son choix en ce qui concerne le prochain maire de Montréal: il votera pour Mélanie Joly.

Karim Benessaieh LA PRESSE

Présent ce matin à une conférence de presse dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, M. Trudeau ne tarissait pas d'éloges pour celle qu'il considère comme «une femme pleine d'idées, intègre et intelligente».

«Elle nous a aidés moi et mon frère lors de sa campagne, explique le documentariste de 40 ans. Je suis enthousiaste par rapport à sa candidature, je suis quelqu'un qui croit au vrai changement.» 

Un «vent de fraîcheur»

La jeunesse de Mme Joly est un avantage, estime-t-il, «parce que le changement à Montréal, ce ne sera pas seulement un mandat, ça va être 20 ans.» Quant à son manque d'expérience, que lui reprochent régulièrement ses adversaires, il estime que c'est carrément «une belle chose».

«C'est une femme compétente, je la connais depuis longtemps, elle est débrouillarde, elle est très honnête. Franchement, ne pas avoir touché à la politique, c'est quelque chose qui me plaît. On veut justement des gens qui amènent un vent de fraîcheur en politique municipale, on en a besoin.»

Donnée deuxième dans le plus récent sondage CROP, avec 26% d'intentions de vote contre 41% pour Denis Coderre, Mélanie Joly peut gagner la course «si les gens sortent», croit M. Trudeau. «Moi, je vais voter pour elle. Oui, j'y crois, on a déjà vu des revirements très rapides.»

Deux promesses locales

Plus tôt en matinée, Mme Joly a convoqué les médias pour annoncer deux projets dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce : le prolongement du boulevard Cavendish et l'érection d'un mur antibruit végétal le long de la voie ferrée, à partir de l'avenue Girouard.

Elle a annoncé du même souffle que le réseau de service rapide par bus qu'elle promet sera étendu à ce secteur.

«On sait que l'échangeur Turcot va créer énormément de pression sur le réseau, il faut trouver des solutions, des nouvelles voies, et investir dans le transport collectif, a-t-elle déclaré. Il faut une volonté politique pour réaliser ce projet (de prolongement du boulevard Cavendish). Il peut se réaliser si Montréal en prend le leadership.»

Photo archives La Presse

Alexandre Trudeau