Justin Trudeau a défendu son plan comprenant trois années déficitaires, ce matin à Montréal, tout en attaquant les budgets non équilibrés de Stephen Harper.

Mis à jour le 28 août 2015
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Le chef libéral a fait valoir qu'Ottawa devait absolument injecter des milliards supplémentaires dans l'économie. Il propose de hausser les investissements en infrastructure de 70 milliards $ en 10 ans.

«Pour présenter un budget équilibré l'an prochain, il va falloir faire des compressions majeures qui vont nuire à l'économie, ou bien augmenter de façon sérieuse les taxes et les impôts», a affirmé M. Trudeau. Pour sa part, il a «fait le choix de la franchise» en admettant prévoir trois budgets déficitaires.

Dans une usine du sud-ouest de Montréal, M. Trudeau a aussi attaqué Thomas Mulcair, qui promet la même «austérité» que Stephen Harper, selon lui. Le chef libéral a aussi accusé son vis-à-vis néodémocrate de parier son plan budgétaire sur une abolition très rapide du Sénat. «Ben voyons donc!», a-t-il laissé tomber à ce propos.

L'ex-premier ministre Paul Martin était aussi de la conférence de presse. Il a qualifié Stephen Harper de «roi des déficits» et a reproché à Thomas Mulcair de «fabuler» en matière économique.